
Les quatre éléments : la
terre (2009)
La terre qualifiée de nourricière est l'élément qui donne la
vie, permet l'agriculture et assure
donc la subsistance des Hommes. Une
telle fécondité fait de la terre notre mère à
tous.
Ce lien évident entre terre et nature m'avait soufflé une
première idée : une femme tendant des mains jointes aux
paumes recouvertes d'une poignée de terre de laquelle une
plante fragile se dégageait.
Bien qu'efficace et séduisante, je n'ai pas retenu cette idée trop
éloignée de l'univers un peu plus sombre dans lequel je souhaitais
embarquer ma série.
J'ai donc très vite délaissé les considérations écologiques pour me
pencher sur une toute autre facette de cette terre nourricière :
la mort.
Comme le mettait très bien en relief le texte de l'appel à
participation, les quatre éléments présentent un caractère
double dans la mesure où ils portent à la fois la vie et la mort.
C'est le cas de la terre, laquelle nous évoque également la
mise en terre des défunts et la décomposition des corps.
Dans cet état d'esprit, l'idée première fut de prendre un cliché
présentant un nez, une bouche et éventuellement des pommettes,
péniblement dégagés d'un visage enterré.
Autant dire qu'une telle idée n'était pas évidente à mettre
en oeuvre, à plus forte raison en extérieur ! Car si un
sténopiste est parfois inquiété par les forces de l'ordre à cause
de ses boîtes métalliques suspectes, il peut l'être d'autant plus
s'il est attrapé en pleine inhumation !
François m'avait bien conseillé de réaliser cette idée dans mon
appartement à l'aide d'un carton à remplir de terre mais les
mauvais souvenirs d'une séance en intérieur avec le manque de
lumière que cela implique ne m'ont pas donné envie de tenter la
chose !
J'ai donc décidé de mettre un peu d'eau dans mon vin en imaginant
une femme allongée en pleine nature sur un lit de feuilles
d'automne, recouverte en partie de terre.

La terre vue du ciel par Alexis Taburet ! (Ca change
d'Arthus Bertrand ! ^^)
Il ne s'agissait pas d'en faire un cadavre mais de laisser planer
le doute quant à l'état de santé de l'incarnation ! Pour le coup,
en regardant l'image retenue, le doute n'est pas vraiment permis
^^
Willène qui est toujours partante avait bien sûr accepté son rôle
!
Nous avons travaillé une première fois à la fin du mois d'août 2009
au Bois de Vincennes. Je m'étais mal organisé : nous sommes arrivés
en toute fin d'après-midi, éclairés par une lumière rasante de fin
de journée. Je n'avais pas prévu de terre, pourtant accessoire
central de la séance. J'ai donc timidement disposé de la vraie
terre du bois... qui n'est quand même pas de la première fraîcheur
!
Cela a donné une première allégorie "à la joue sale"
(ci-dessous, à gauche) ainsi qu'un contre-jour de débutant
(ci-dessous, à droite) ^^

Essais pour Les quatre éléments : la
terre (2009)
La séance fut longue surtout pour Willène qui a posé
plusieurs minutes pour chaque image. Malgré cela, elle a accepté de
poser de nouveau (la présence de l'élément terre n'était pas
évidente à mon sens dans ces premières images).
Deux mois plus tard, après les séances qui ont permis d'obtenir les
sténopés de l'eau et l'air, la ligne photographique de la
série était mieux définie. J'allais pouvoir travailler de
nouveau sur la terre.
Nous sommes revenus au Bois de Vincennes, toujours trop tard. La
lumière rasante de fin de journée à l'approche de l'hiver n'étaient
pas rassurantes car dans ces conditions la définition des
temps de pose est complexe et l'obtention de bons clichés peu
certaine.
Willène forte d'une première expérience en tant que Terre, est
venue équipée d'un grand sac poubelle lui évitant de s'allonger à
même le sol... lequel était plus froid et humide en octobre !

Séance de maquillage à base de terre et de
feuilles ! (Photo : Alexis
Taburet).
De mon côté, j'avais prévu un sac de terreau pour plantes
vertes : j'allais pouvoir mettre la dose sans m'inquiéter des
traitements subis par cette terre !
Pour ne pas faire de blessée, je m'assurais que Willène ait les
yeux bien fermés au moment de verser généreusement le terreau.. en
oubliant totalement l'existence sur ce visage d'une bouche et
de narines ! Un premier choc pour mon modèle !
Décidemment, je les torturais tous pour cette série
!
Après s'être remise, Willène a parfaitement posé. Nous avons dû
enchaîner les vues les unes après les autres. Je savais à peu
près ce que je voulais en termes de pose et de composition mais je
tâchais d'en prendre un maximum avec des temps de pose différents
tout en luttant contre le soleil couchant. Certaines images ont
demandé un temps de pose compris entre 4 et 5 minutes. Autant dire
qu'il faut être sacrément douée pour tenir une telle pose, allongée
sur un sol douteux, les yeux ouverts, à la vue des promeneurs
!

La prise de vue pour Les quatre
éléments : la terre (Photo : Alexis
Taburet).
Une famille était passée par là :
"Vous faites quoi ? Vous faîtes un film
!? Moi, je veux bien faire l'arbre !"
Mais quand est-ce que certains feront la différence entre un
appareil photo et une caméra vidéo !? ^^
Bon, j'avoue, ce n'est pas évident, surtout avec un appareil
sténopé bricolé !
Pour l'anecdote, après cette séance, une des
oreilles de Willène a pleuré de la terre pendant 10 jours ! Cette
séance de torture n'a pas sonné le glas de notre amitié mais elle
permet désormais de justifier toutes les poses que Willène
veut que je prenne quand je suis son modèle !
Comme quoi, tout se paie ! :D
Making-off | Les quatre éléments : la terre (Mes séances photo) posté le mardi 13 avril 2010 23:29
Concours de sténopé russe "Peace Love Pinhole" 2010 (Evénements) posté le lundi 05 avril 2010 01:06

WSPBiennale organise un concours international de
photographie au sténopé depuis le 1er janvier 2010.
Pour participer, vous devez adresser par la
poste 3 tirages de format
10x15cm (tirages argentiques, numériques ou
impressions jet d'encre) jusqu'au 21 juin
2010.
Si j'en crois le réglement, aucun thème n'est
imposé.
Vous devez inscrire au verso des tirages vos nom et prénom
ainsi que vos ville et pays de résidence et doubler votre
envoi d'un e-mail pour confirmer votre participation.
Les créations jugées les plus méritantes par le jury seront
récompensées.
Parmi les dotations :
un appareil sténopé réalisé par Igor
Bryakilev, 2 comptes Premium sur le site de promotion
d'artistes Art Limited et
plus étonnant, des vinyls de reggae !
Pour en savoir plus sur le concours, consultez les pages consacrées
au Peace Love
Pinhole Contest 2010. Naviguez en utilisant les flèches.
Le réglement du concours est livré en plusieurs
parties entre des séries d'images.
> Merci encore à Laurent Daurios
pour cette info !
Making-off | Les quatre éléments : l'air (Mes séances photo) posté le mardi 30 mars 2010 00:55

Les quatre éléments : l'air
(2009)
L'air est un élément peu évident à représenter. Il est volatil et
invisible à moins d'être teinté. Il se manifeste donc à travers les
corps et objets qu'il met en mouvement même si souvent, il est
associé au ciel, aux nuages... Alors sur certaines représentations
en couleurs, nous confondons souvent l'air et l'eau, deux éléments
faits de bleu.
Dans mon cas, j'avais décidé de produire des images en noir et
blanc... Pour l'allégorie de l'air, j'avais tout
d'abord imaginé faire poser un homme assez sec, voir
décharné, plutôt âgé de préférence, une cigarette au bec ou à la
main. Il était fort probable que ce type de physique m'évoque
une certaine asphyxie...
Cette première idée n'était pas née du hasard : une
photographie de Claire
Martin que Willène m'avait fait
découvrir m'avait pas mal inspiré !

Photo : Claire Martin
Ne connaissant pas de modèle adéquat dans mon entourage,
j'allais devoir en trouver un ! Autant dire que la
consultation de sites de type book.fr était peine
perdue : les hommes et les femmes sont à leur plus bel
avantage. Pas une ride, pas une tâche, pas un bouton, pas un cheveu
qui dépasse. La peau lisse, le grain régulier, le teint hâlé, la
chair ferme, le muscle tendu. Des corps et des visages de
porcelaine, l'œil vif, le sourire "bright", taillés pour
la publicité mais si ennuyeux à mon sens pour un projet
artistique !
Mon modèle fut trouvé par un heureux hasard : via ArtBlog
!
Ilyes, auteur du blog B2 dédié à ses
créations (toiles, motifs de tatouage, meubles peints, fresques
murales...) a découvert ce présent blog ainsi que celui de Willène
grâce à l'organisation communautaire de Blogorama
avec son système d'amis, de visiteurs identifiés etc. Il a souhaité
découvrir le sténopé en participant à une de nos séances photo. Je
lui ai donc demandé au passage s'il pouvait poser à cette occasion
: il n'y voyait aucune objection !
Etant donné que je voulais respecter le genre des éléments pour ma
série (féminin pour la terre et l'eau ; masculin pour
l'air et le feu), mon nouveau modèle pouvait poser pour
ces deux derniers éléments. Je ne savais plus vraiment ce que je
voulais ou pouvais faire pour l'air et encore moins pour le
feu d'ailleurs... Sans savoir pourquoi et sans l'avoir
rencontré au préalable (je n'avais vu qu'une toute petite
photo d'Ilyès sur son blog), je voyais bien Ilyes incarner le
feu (même si au début, j'avais plutôt pensé à mon
beau-frère).
La séance fut fixée un samedi
d'octobre. La semaine précédant cette date
fut magnifiquement ensoleillée. La météo m'inspirait des idées pour
le feu : peut-être pouvions-nous jouer avec le contraste d'un
visage en contre-jour découpé dans les rayons d'un soleil cuisant
?
Le jour J, le ciel fut envahi de nuages lourds et épais. Il était
permis de douter de la présence d'un soleil à travers cette
couche de coton qui ne laissait entrevoir aucun ciel bleu. Les
menaces de pluie pesaient dangereusement au-dessus de nos
têtes.

Photo : Willène
Pilate
Le rendez-vous fut malgré tout maintenu.
Nous avions prévu de nous rencontrer sur le Pont
des Arts (comment on se la pète ! ^^). Ilyès est arrivé
très à l'aise : ouvert, agréable et gentil ; un visage de mannequin
parfait pour la publicité (quelle ironie !) mais aussi pour l'art !
:D
Nous n'avions pas beaucoup de temps devant nous, une formation
sténopé à assurer auprès d'Ilyès et une séance photo à tenir ! ^^
Je devais donc me décider assez vite. Il ne faisait pas chaud,
le ciel était chargé de nuages et... plusieurs hélicopters
envahissaient bruyamment les environs ! Cette ambiance
évoquait bien plus l'air que le feu !
Ilyès allait donc incarner l'air !

Willène a profité de la séance pour
produire ses propres images revues et corrigées par Alexis
Taburet. Des photos numériques qui rendent mes sténopés
assez minables en comparaison ! ^^
Après quelques essais de face, devant un mur de pierre,
j'ai fini par produire des portraits avec pour
arrière-plan le ciel chargé en jouant sur la transparence et les
flous. Cela me semblait simple
mais suffisamment évocateur et esthétique. Pour ces
images, nous avons dû quitter le Pont des Arts,
lequel, malgré un nom porte-bonheur, est bien trop sensible aux
vibrations pour produire des images suffisamment nettes avec un
trépied. Nous avons donc troqué le bois contre la pierre :
le Pont du Carrousel en face du
Pont des Arts.

L'indécision (2009)

Essais pour Les quatre éléments : l'air
(2009)
L'intérêt avec les ponts, c'est qu'ils vous offrent une vue
suffisamment dégagée pour faire du ciel un bel
arrière-plan sur vos images.
Ilyès a très bien posé et s'est montré incroyable de
patience pendant cette séance. De mon côté, je crois
que je ne me suis jamais montré aussi peu sûr de moi, ce
qui doit être particulièrement désagréable pour un
modèle qui s'implique ! On ne devrait jamais exprimer un
tel manque de confiance en soi devant son modèle
!


Ilyès posant pour Les quatre éléments :
l'air (Photos : Willène
Pilate)
J'espère ne pas avoir trop torturé Ilyès ! Très concentré sur
mon Agfa Clack, je ne remarquais même pas
que le froid le gagnait peu à peu... Déclarant
avoir apprécié la séance, il s'est porté volontaire pour
de nouvelles photos... mais uniquement quand il fera beau
! ^^
Je le comprends !
:D
J'espère également qu'il a apprécié prendre quelques images durant
cet après-midi et que la séance photo n'a pas trop grignotté le
temps prévu à son initiation au sténopé !

Ilyès s'essayant au sténopé papier avec une boîte à
sucres (à gauche) et à la pellicule avec l'Agfa Clack (à
droite). Photos : Willène
Pilate.
Ces images dorment encore dans leur boîte respective. Elles
contiennent peut-être des trésors photographiques, qui sait !

1er concours international de photographie au sténopé de Goa (Inde) (Evénements) posté le samedi 20 mars 2010 00:01
Dernière minute
!
Pour célébrer la Journée Mondiale de Photographie au
Sténopé (le 25 avril 2010), le Centre de Photographie
Alternative de Goa (Inde) organise la première
édition d'un concours internationale
de sténopé.
Pour participer, vous devez proposer avant le 5 avril 2010, 1 à 3
photographies au sténopé de format
8x10po (soit 20x25cm) ou
11x17po (soit 30x40cm) en
noir et blanc ou en
couleur. Aucun thème n'est imposé.
Les lauréats seront édités dans
une publication et exposés à New Delhi.
Ils remporteront également 3 appareils
sténopé Zéro Image, 10 Holga et
10 Sténoflex (car l'incontournable Eric
Marais est encore de la partie ! ^^).
> Merci à Eric Marais et à Laurent
Daurios pour cette info.
Making-off | Les quatre éléments : l'eau (Mes séances photo) posté le mercredi 17 mars 2010 21:20

Les quatre éléments
: l'eau (2009)
Comme promis, je vais vous présenter chaque semaine un
petit making-off des séances de sténopé réalisées l’année
dernière pour répondre à l’appel à participation à l’exposition
"4-4-4" sur le thème des quatre éléments.
J’ai décidé assez vite de produire des
allégories. Les modèles se sont imposés d’eux-mêmes : je
voulais Willène pour la terre,
mon beau-frère Régis pour le feu
et ma sœur Céline pour
l’eau. Loin de moi l’idée de ne pas
mener de recherche plus approfondie pour trouver des modèles. Il se
trouve que ces trois personnes issues de mon entourage
correspondaient parfaitement à mes critères ! Par contre, je
n’avais pas encore d’idée pour le modèle qui
incarnerait l’air…
Pour ce premier making-off, nous commençons avec
l’eau, premier cliché obtenu sur les 4 de la série
exposée en ce moment au Centre culturel André
Malraux du Bourget.
Une première idée saugrenue m’était venue : je voulais faire de l’eau une sorte de déesse belle et répugnante à la fois. Je l’imaginais suintante, coiffée d’un poulpe gluant dont les tentacules, faisant office de chevelure, lui retomberaient sur le visage.
J’appelais ma sœur :
Moi : J’aimerais te demander un
service mais c’est un peu spécial.
Ma sœur : Ah oui ? Quoi ?
Moi : J’aimerais que tu poses pour des
photos au sténopé. C’est sur le thème des quatre éléments. Tu
serais l’eau… mais c’est un peu spécial.
Ma sœur : Vas-y… Dis-moi…
Moi : Ben… j’aurais besoin… que
tu portes… un poulpe sur la tête !
Ma sœur : Ah d’accord ! Aucun souci !
On fait ça quand tu veux !
J'adore ma sœur ! ^^
Je parlais de cette idée autour de moi.
Idée qui ne faisait pas l’unanimité.
François : Je ne la sens pas trop
cette idée.
Moi : Ah si ! Ça va
être super ! Surtout avec les effets du sténopé ! J’ai hâte
de tester !
François : J’ai peur que ça soit plus
risible qu’autre chose. Quand tu me parles de poulpe, ça me
fait penser à la scène du film Podium quand Benoît Poelvoorde dit à
Mia Frye "Dis donc, toi là-bas, avec le calamar sur la tête, ça te
fait rigoler ce que je dis ?".
Une autre personne avec laquelle j’avais discuté de
l’idée m’avait sorti :
"Mouais… Encore une fille
qui va sentir le poisson".
La classe.
Du coup, François m’avait orienté vers une
autre idée, plus simple : orner d’algues cette déesse
des eaux.
On pouvait trouver facilement des algues sur
les étalages de poissonnerie.
Il suffisait de demander. Ça valait le coup d’essayer.
Cette idée me séduisant d’autant plus que la pose d’un
animal mort sur la tête de ma sœur m’inspirait de moins
en moins malgré un réel enthousiasme de sa part.
N’ayant pas eu l’occasion de faire un saut en
poissonnerie, je me suis dit qu’on pouvait trouver des
algues à la plage. Je m’apprêtais justement à
passer un séjour avec ma sœur sur les côtes
espagnoles. C’était l’occasion d’exploiter ces
animaux marins dont la présence gélatineuse sur le sable blanc
était d’ordinaire déplaisante pour le baigneur urbain que je
suis.
Une fois sur place : pas de chance ! Les plages
étaient absolument nickel, comme nettoyées. Pas une présence
animale en ces lieux. Il fallait faire sans.
J’ai donc improvisé une séance photo qui n’a donné
aucun résultat convainquant : la déesse de la mer faisant la
bronzette, ce n’était pas exactement ce que je voulais pour
mon allégorie de l’eau.
L’idée retenue fut, une fois de plus, soufflée par
François : "Pourquoi
n’utiliserais-tu pas une vitre recouverte de gouttes
d’eau pour créer un filtre devant ton modèle ?".
L’idée me parut simple. Trop simple
même.
Mais j’étais à court d’idée et un peu de simplicité
n’était pas forcément une mauvaise chose.

Essais pour Les quatre éléments : l'eau
(2009)
Pour cette dernière séance qui s’est déroulée en septembre,
ce fut laborieux.
Nous avons installé le nécessaire sur la terrasse de
l’appartement de ma sœur : une table de jardin dont le
porte-parasol introduit en son centre a permis de maintenir une
vitre ; et un séchoir à linge « habillé » d’un drap pour
servir de fond afin de masquer l’intérieur de
l’appartement sur les photographies.
A ma grande surprise, l’eau appliquée sur la vitre à
l’aide d’un vaporisateur glissait comme de petits
ruisseaux sans former de gouttes statiques. Le recours à un autre
élément (la terre) fut nécessaire pour que « ça accroche ».
J'ai dû également me confronter au problème du reflet sur la
vitre... Si vous avez à tenter un tel exercice, portez des
vêtements sombres et appliquez du gaffer sur les pièces
métalliques de votre appareil sténopé susceptibles d'être
visibles.

Essais pour Les quatre éléments : l'eau
(2009) : s'il n'évoque pas vraiment l'eau, je trouve ce cliché est
particulièrement glauque ! ^^
Ma sœur fut quelque peu torturée pendant cette séance
: pour se placer bien en face de la vitre, elle ne pouvait
être ni assise ni debout. De plus, elle n’avait d’autre
choix que de se positionner sur le rail de la porte-fenêtre de la
terrasse. Pour renforcer l’ambiance aquatique, j’ai
également aspergé d’eau ses cheveux à plusieurs
reprises… dans la tiédeur du mois de septembre (et dire que
ça ne se remarque même pas sur les images ! ^^).
Une deuxième pellicule à peine entamée, au bout d’une heure
et demi, le soleil s’est décidé à jouer à cache-cache avec
les nuages : une bénédiction pour ma victime qui, de toute façon
déclarait forfait. Elle me lâcha malgré tout "S’il faut faire une nouvelle séance, pas de
souci, hein...".
Heureusement, cela n’a pas été nécessaire.
J’ai donc pu obtenir une image ET garder une
sœur ! ^^








