C'est animé par la volonté d'avancer sur un projet
d'exposition, que je me suis rendu, il y a deux semaines avec
Willène, devant le Centre Pompidou
pour prendre en photo... des pigeons.
J'avais pensé que les mouvements de ces oiseaux saisis par le
sténopé donneraient des résultats bien glauques.
Les alentours du Centre Pompidou sont peuplés de nombreux
pigeons qui évoluent en groupes. C'était donc le lieu idéal
pour tenter cette expérience.
Ce jour-là, il faisait froid et une bonne partie du pavé était
recouvert de givre. Un peu plus loin, la Fontaine
des Innocents figée dans la glace semblait avoir
arrêté le temps.
À notre grande surprise de nombreux pigeons picoraient le
givre avec acharnement.
J'avais entendu dire que les poules donnent des coups de bec sur le
sol même lorsque celui-ci n'a rien d'autre à offrir que des
graviers. Il s'agirait d'un mouvement mécanique, une sorte
de réflexe de survie pour mieux supporter une
diète imposée. Il doit en être de même pour les
pigeons...
Pour des résultats optimaux, nous avions besoin de regrouper le
plus grand nombre d'oiseaux possible devant l'appareil.
Pour ce faire, nous avons attiré les pigeons avec du pain
(fraîchement acheté à la boulangerie pour l'occasion : quelle honte
!). Cela n'a pas été chose facile, tellement le givre semblait
défier toute concurrence mais nous y sommes parvenus !
Lorsque l'on commence à s'intéresser au sténopé, on apprend
notamment que tout ce qui bouge est flou ou ne se voit
pas. Ce principe de base, je ne l'avais pas spécialement
prévu pour ces clichés...
Et pour cause...
Vous voyez des pigeons là ?

Et là ?

Et après, on ose nous dire que la photographie est la
reproduction exacte de la réalité !
N'importe quoi ! :P





alicia
sam 07 fév 2009 10:47