En photographie, le numérique ne m'a jamais véritablement convaincu. Alors quand je me suis lancé dans le sténopé, j'ai réservé mon petit compact à un usage « pratique » : pour illustrer ce blog par exemple.
Du jour au lendemain cet appareil a cessé de fonctionner
correctement. J'obtenais des images violettes, floues,
déformées et pixélisées. Ci-dessous, une sélection de mes pires
images... qui ne manquent pas de charme, cela dit ! ^^



Après en avoir discuté autour de moi, le dysfonctionnement de
mon appareil étonnait peu : il était désormais âgé de 5 ans, l'âge
fatidique des appareils de ce type m'avait-on dit.
C'est ce qu'on appelle l'obsolescence programmée : une
pratique consistant à programmer techniquement la mort d'un produit
afin de favoriser l'achat d'un produit de remplacement.
Pour en savoir plus, vous pouvez regarder sur Youtube le reportage
"Prêt
à jeter : l'obsolescence programmée" diffusé à l'origine sur
Arte.
Un peu blasé et n'ayant pas l'intention de lutter, j'étais prêt
à acheter un nouvel appareil. Je considérais le mien comme parfait
pour l'usage que je lui réservais. Je voulais donc un produit le
plus proche possible du mien, sachant qu'au même prix, j'allais
probablement en trouver un plus performant 5 ans après.
Je me suis rendu sur le site de la Fnac pour trouver un
appareil appartenant à la même marque et à la même gamme de
produits. Il y en avait une bonne trentaine, à des prix
très variables. Il était difficile parfois de faire la différence
entre certains produits très proches. C'était un gros
casse-tête.
Ne trouvant personne autour de moi pour m'éclairer, je me suis décidé à demander conseil directement à la marque via son site Internet. Après tout, ces formulaires de contact étaient faits pour ça même si je doutais de recevoir une réponse...
Dans mon message, j'expliquais la mort de mon appareil chéri (en
supposant au passage, sans protester, que l'obsolescence programmée
devait y être pour quelque chose...) et ma volonté de me procurer
un nouvel appareil. Je demandais donc quel appareil le plus proche
possible du mien pouvait faire l'affaire.
Quelques jours après, je recevais une réponse. Ma question portant
sur le nouvel appareil à acquérir était totalement ignorée. La
marque croyait connaître les origines de la panne : cela venait
probablement du capteur qui était le point faible de cet appareil.
J'étais invité à l'envoyer en réparation accompagné du ticket de
caisse et du bon de garantie. Si le dysfonctionnement était bien
causé par le capteur, celui-ci serait remplacé gratuitement.
J'étais dubitatif. Si la panne provenait d'un défaut de fabrication, pourquoi ce défaut se serait-il déclaré 5 ans plus tard et pas avant ? Si jamais la panne avait une autre origine, je préférais encore acheter un nouvel appareil, ignorant le prix de la réparation lequel serait potentiellement plus important que celui d'un produit tout neuf ! De plus, le délai de garantie était dépassé depuis longtemps et je n'avais pas de facture car cet appareil était un cadeau.
La marque me répondait alors que si la réparation s'avérait payante, je recevrais un devis avant tout acte de réparation. Seulement, il était quasiment certain que le souci vienne du capteur. Je n'aurais donc rien à débourser. Aussi, l'absence de ticket de caisse et du bon de garantie n'était pas un problème...
Assez étonné de la réponse, j'envoyais alors mon appareil en
réparation.
Deux semaines plus tard, l'appareil m'a été retourné, avec
un capteur tout neuf... et gratuit !
C'est donc reparti pour un tour avec cet appareil ! Pour 5 nouvelles années ?
Je ne sais pas encore si je dois cette réparation avantageuse à un service après vente du tonnerre ou aux mots magiques "obsolescence programmée" que j'ai glissé dans mon message (sans protester pourtant) mais une chose est sûre : la prochaine fois que j'ai un problème avec un appareil quel qu'il soit, je contacte le fabriquant ! ^^









Christelle
dim 03 jui 2011 11:38