Pour mon ultime passage à Collégien, j'ai choisi la date du 24 avril, Journée Mondiale de Photographie au sténopé (hasard du calendrier, je l'avoue !).
Pour être certain de ne pas sortir des frontières de la ville
(voir épisode 2), je me suis équipé d'un plan
que j'ai annoté tout au long de mon périple :

J'étais désormais accompagné de mon amie Willène qui avait déjà affronté Collégien en hiver. Cette fois, la chaleur était écrasante et nous n'avions pas prévu le coup...
Très vite, nous avons senti les premiers effets de la
déshydratation.
De l'eau. Il nous fallait de l'eau !
Pas un magasin ne semblait ouvert. Nous nous sommes alors lancés
à la recherche d'une fontaine d'eau potable. En vain.
Pour reprendre nos esprits, nous nous sommes posés à une table de
jeu d'échec située derrière la mairie (table que j'ai regretté
d'avoir manqué lors de mes visites précédentes car belle source
d'inspiration sténopique !).
Une bouteille d'eau fit son apparition dans mon sac à dos (ou plutôt, j'en avais oublié l'existence...). La bouteille fut vidée en un éclair bien que chaque gorgée ait été dégustée comme celle d'un Grand cru classé.
Sans crier gare, un homme passa, une bouteille de jus à la
main.
Willène se précipita pour lui demander dans quelle boutique il
s'était procuré le Saint Graal. Il évoqua un commerce censé
ouvrir en milieu d'après-midi sur la place de la mairie. L'homme
disparût dans la lumière et nous ne trouvâmes jamais cette
mystérieuse boutique ! Peut-être avions nous rêver cette
présence humaine que nous avions souhaité si fort ?
Il n'était plus question de faire des photos. Il nous fallait
lutter pour nos vies.
Willène que rien n'arrête est donc allée chercher de l'eau là où
pouvait la trouver : dans les maisons. Aucune effraction ne
fut nécessaire. Il suffisait d'une cible (un habitant à la fenêtre
à qui demander de l'eau) et des armes adéquates que seule Willène
possède (un visage innocent, un sourire irrésistible et une voix
angélique).
L'eau ingérée nous donna la force de quitter Collégien pour nous rendre devant le centre commercial Bay2. Entouré d'un parking déserté, il semblait trôner comme le dernier édifice debout après un bombardement en temps de guerre.
Nous nous dirigeâmes vers l'entrée du Casino Cafétéria. J'avais peu d'espoir de le trouver ouvert. Plus on approchait, plus on pouvait constater qu'aucune lumière ne filtrait de l'intérieur. Puis quelques formes semblaient bouger. Le lieu était bel et bien ouvert ! Dans la stupéfaction, nous poussâmes alors les portes pour pénétrer ce havre de paix.
Il y régnait une ambiance de fin du monde : avant nous, quelques
âmes égarées avaient trouvé refuge dans ce grand espace sombre,
désordonné et rafraichi par des ventilateurs de plafond qui
ronronnaient, perturbant ainsi le silence.

L'activité semblait s'être ralentie mais par bonheur, une jeune femme servait des glaces et des boissons ! C'était magique : il suffisait de donner un peu d'argent pour obtenir ces trésors en échange. Le commerce était une invention merveilleuse !
JAMAIS, je dis bien JAMAIS nous n'avons pris autant de plaisir à
boire et manger que ce jour-là. C'était, sans aucun doute, une
expérience à vivre ! ;)
A part ça, nous avons quand même pris des sténopés (j'ai failli oublier ^^).
Pour voir les clichés de Willène, c'est ici.
Voici les miens :

L'église de
Collégien

L'ancienne mairie de
Collégien

Un château d'eau.
Une drôle de tâche s'est formée au développement : une faille
cosmique ?

Un lac (collégeois cette fois !) -
Couleur brute obtenue au scan

Le lac des Brisaciers - Couleur
brute obtenue au scan
La publication
:
Une sélection de mes images a été publiée comme prévu dans
L'Echo, le journal de la mairie de Collégien en mai 2011 !
;)
> Consulter la publication (PDF)
Episodes précédents
:
> Le mystère collégeois | Première partie
> Le mystère collégeois | Deuxième partie





Emeline
sam 16 jui 2011 01:00