La semaine dernière, je vous présentais un portrait au sténopé inspiré autant que possible des
portraits de Francis Bacon.
Durant cette séance, j'ai fait poser deux amis ; quant à moi, je me
suis placé à la fois derrière et devant l'objectif le sténopé
de mon appareil. ;)
Pour rappel, j'ai utilisé mon Agfa Clack sténopé avec une pellicule de
3200 ISO, une forte sensibilité me permettant des
temps de poses courts (entre 6 et 12 secondes) et
un grain plus marqué.
J'ai tenté une pose en faisant glisser mes mains le long de mon
visage que je redressais petit à petit avec une expression
horrifiée. ^^ A la base, je voulais obtenir un effet à la Bacon,
mais finalement, j'ai obtenu quelque chose qui ressemble plus au
Cri d'Edvard Munch !
1. Le cri de Munch en peinture
:

Le cri (Edvard Munch)
2. Le cri de Munch
en sténopé :

Autoportrait à la Munch ou Le cri de Munch
en sténopé ^^
Dingue, non ?
Bon, je reconnais que ces images ne sont pas du meilleur
goût.
Ce n'est, pour ainsi dire, pas particulièrement ce que j'aime
faire en photo mais le résultat m'a bien fait marrer ! ^^
J'ai presque envie de refaire cette photo devant un décor plus
approprié pour renforcer la référence à Munch !
Comme pour le portrait à la Bacon, je vous soumets ici le scan brut
de la pellicule : comme je scanne mes négatifs noir et blanc en
couleur, ça donne des teintes que j'aime bien. Ici, le mur en béton
grisâtre semble fait de terre. Quant à mon visage, on dirait celui
d'un cadavre ! Et pourtant, il n'y a ici aucune retouche !
Le détail d'une des deux photos pour la route
:

Entre le portrait à la Bacon encore
trop sobre et dont la référence restait peu évidente et ce présent
autoportrait clairement affreux, il va falloir que je
poursuive mes tests pour trouver un juste milieu dans lequel je me
retrouve ! ;)
Mes séances photo
Le cri de Munch en sténopé (Mes séances photo) posté le mercredi 01 septembre 2010 22:50
Portrait au sténopé à la Francis Bacon (Mes séances photo) posté le mercredi 25 août 2010 01:47
J'avais eu l'occasion de
l'exprimer une fois sur ce blog : j'adore Francis Bacon
!
Une peinture si singulière que j'ai réalisé une reproduction de la
toile ci-dessous :

Figure writing reflected in a
mirror (Francis Bacon)
Cette reproduction trône désormais au-dessus de mon lit ! Si, si
!
(Mais on dirait que je donne des détails de plus en plus intimes de
ma vie sur ce blog... hum, hum...).
Bref, tout ça pour dire que j'ai souhaité m'inspirer du
grand Bacon pour mes nouvelles séances de sténopé !
L'idée étant de prendre des portrait en sténopé qui pourraient
rappeler le mieux possible les portraits de Francis Bacon dont vous
pouvez visualiser 3 exemples ci-dessous :

Quelques portraits de Francis Bacon
Pour tenter d'obtenir de tels effets, j'ai bien évidemment profité
des temps de pose longs offerts par le sténopé.
Il s'agissait donc de demander à mes modèles de prendre des poses
différentes ou d'effectuer un mouvement lent de la tête
pendant une même prise de vue.
Pour ne pas torturer mes modèles en les faisant grimacer pendant de
longues minutes, j'ai utilisé une pellicule 3200
ISO (très forte sensibilité donc), pour des
temps de pose compris entre 6 et 12
secondes.
Cela m'a également permis d'obtenir un grain que je trouve assez
esthétique.
Parmi les clichés obtenus, je vous présente celui-ci :

Modèle : Alexis Taburet
Certes, on est loin de Francis Bacon mais je débute. ^^
J'aime scanner mes pellicules en couleur (même si elles sont en
noir et blanc). Cela donne des effets de couleur inattendus.
Ici, je vous présente donc délibérement le scan brut aux teintes
dorées.
Merci à Alexis qui a imaginé cette pose ! :D

Un détail de la photo : on peut mieux y voir le
grain.
Au prochain article, je m'attaque
au Cri de
Munch en sténopé ! ^^
Premier test avec mon Holga sténopé panoramique (Mes séances photo) posté le mardi 17 août 2010 02:56
Voici enfin les résultats de ma première séance de sténopé en
compagnie de mon Holga Panoramique qui a rejoint depuis peu
ma collection d'appareils.
Rien de bien extraordinaire à vous présenter... mais au bout de 15
jours et des poussières sans article, je me suis dit qu'il fallait
bien balancer quelque chose sur ce blog ! Et on ne peut pas dire
que je balance beaucoup de nouvelles images depuis cette année,
alors je vous les soumets malgré tout.
Pour cette séance, je me suis rendu dans le Parc de Bercy que j'ai
déjà eu l'occasion de fouler dès mes toutes premières séances de sténopé.
Vous noterez mes erreurs de débutant lors de la prise de vue : on
peut voir les images se superposer (non, ce n'est pas un effet
voulu ^^).
La Fontaine du Parc de Bercy :

Ici, j'ai voulu jouer avec des effets de mouvement de l'eau et des
visiteurs. Raté ! ;)
Le Carousel du Parc de Bercy :

Un grand classique en sténopé !
Je suis content d'avoir MA photo de carousel en mouvement façon
toupie ! ^^

Jacques Prud'homme maîtrise bien mieux le sujet que moi, allez donc
voir ses manèges en mouvement pris au sténopé !
Une petite dernière pour la route, à la française cette
fois :
Une vue de la Passerelle Simone de Beauvoir...

... avec un bout de la Fontaine de Bercy en bas de l'image...
^^
Ma contribution au PinholeDay 2010 (Mes séances photo) posté le dimanche 30 mai 2010 22:44
La 10ème édition de la Journée Mondiale de la
Photographie au Sténopé a eu lieu le 25
avril dernier : une journée dédiée à la célébration
internationale du sténopé durant laquelle débutants et
confirmés sont invités à produire des sténopés et à enrichir d'une
image la galerie du site web de l'événement, PinholeDay.org.
Pour rien au monde, je ne souhaitais rater l'événement. C'est
pourtant bien peu inspiré que j'ai passé cette journée ! Cela
faisait des mois (depuis ma série sur les quatre éléments) que je n'avais pas fait de
photos et les quelques idées que je garde dans les tiroirs ne
pouvaient se réaliser en une journée !
Willène et moi, avons été accompagnés de Virginie, une auteure, qui
souhaitait s'initier aux joies de la photographie par le trou
d'épingle pour réaliser la première de couverture de ses
futurs ouvrages. Nous l'avons emmenée aux Jardins Albert Kahn comportant notamment
un jardin japonais, un jardin a la française, un jardin anglais
ainsi qu'une forêt vosgienne, le tout à échelle réduite.
La beauté de ces magnifiques jardins n'a pas su m'inspirer, c'est
dire !
Je me suis donc résigné à réaliser 5 clichés à l'Agfa
Clack : 3 autoportraits flous pris à l'arrache, dans le parc de
Bercy, puis, sur le chemin du retour en fin d'après-midi
(non sans un certain désespoir), un chantier et une
cabine téléphonique à proximité de la station de métro
Bibliothèque François Mitterrand.
C'est cette cabine téléphonique que j'ai finalement choisie pour
la galerie 2010 du site PinholeDay.org.

Si cette image reste anecdotique et présente peu d'intérêt en
soi, elle me rappelle qu'il y a un an, le 26 avril (jour
du PinholeDay 2009 que j'ai passé au cimetière du
Père-Lachaise), l'animatrice radio Macha Beranger
est décédée.
Pour ceux qui ne la connaissaient pas, elle a animé pendant près de
30 ans, l'emission nocturne Allô Macha
dans laquelle elle dialoguait avec les auditeurs. J'aimais bien
cette emission et le décès brutal de cette femme pleine d'énergie
m'avait marqué.
Je ne suis donc pas mécontent de ce petit clin d'oeil-hommage en
sténopé. 
> Voir la galerie du PinholeDay
2010
Making-off | Les quatre éléments : le feu (Mes séances photo) posté le lundi 17 mai 2010 01:42

Les quatre éléments : le
feu (2009)
Nous en arrivons au quatrième et dernier épisode de ce
making-off portant sur ma série de sténopés Les quatre éléments.
En novembre, j'en avais alors terminé avec l'eau, l'air et la terre.
J'allais devoir m'attaquer au plus difficile des
quatre éléments : le feu.
Il me restait deux mois pour produire ma dernière image dans des
conditions de plus en plus complexes, avec une lumière
(si précieuse en sténopé) qui fait cruellement défaut à
l'approche de l'hiver.
Pourquoi le feu était-il un élément si complexe à travailler
?
Simplement, parce que je souhaitais à tout prix que l'élément soit
présent à l'image et non seulement son allégorie.
Sur mes 3 premières images, l'eau, l'air et la terre étaient bien
là. Je devais faire de même pour le feu... La différence, c'est que
le feu est un peu plus délicat à manipuler...
Lors de la deuxième séance photo de la terre, j'ai profité du coucher du soleil
pour tester une première idée : un visage découpé dans
la lumière du soleil. Idée que j'avais à l'origine
prévue pour Ilyes, lors de la séance de l'air.
Les résultats n'ont rien donné, d'autant plus que l'Agfa
Clack, étant un appareil photo, offre un rendu moins brut
qu'une boîte détournée de son usage. Impossible de jouer avec un
éventuel reflet de la lumière sur les parois du boîtier comme ce
peut être le cas avec une boîte métallique non peinte.

Il fallait donc tenter autre chose.
Si le soleil ne pouvait pas faire un "bon feu", des bougies
pouvaient certainement faire l'affaire.
J'ai sollicité de nouveau Willène pour ce deuxième test.
Nous avons passé un temps fou à trouver des bougies longues et
des bougeoirs adéquats ! J'ai fait poser Willène en intérieur,
d'abord à la faible lueur naturelle du crépuscule puis à
la lumière artificielle.
Les temps de pose ont été cruellement longs : jusqu'à 20 minutes
! Une nouvelle torture pour Willène qui pensait
pourtant tirée d'affaire après deux enterrements !
J'ai tenté de composer mon image en plaçant des bougies plus ou
moins près de l'appareil. Le décalage évident entre l'image issue
du viseur et celle impressionnée sur la pellicule ont
donné des résultats très différents de ce que j'avais prévu.
Et puis, Willène étant un être humain vivant, elle a bougé
! Ce à quoi l'on peut s'attendre en 10 ou 20 minutes de pose
! Les images sont donc floues !

En poussant les niveaux sous Photoshop, on peut
trouver un visage derrière des bougies incandescentes mais pas
une belle photo...

Un portrait flou de Willène avec 10 minutes de
pose... et des bougies très mal placées !
Alors que je n'avais pas encore développé ces images, je commençais
à desespérer car je m'attendais à des résultats peu
satisfaisants.
En guise de feu, j'avais essayé le soleil sans succès et les
bougies... je ne le sentais pas trop... Que me restait-il à tester
?
Le feu tel qu'on le connaît : celui qui danse dans la
cheminée !
Le premier test fut encourageant :

Le feu en sténopé !
A l'issue de cette séance, après plusieurs jours de
réflexion, j'ai finalement décidé de retenter cette
expérience avec mon modèle cette fois !
En sténopé, la superposition de deux images sur une même
vue donne parfois des résultats étonnants. Superposer une
image de feu à un portrait me tentait bien ! Avec un peu de chance,
j'allais être agréablement surpris !
Cette séance, bien que très spéciale, s'est très bien
déroulée, avec une équipe de choc à mes côtés pour
m'aider (Willène, mon modèle, et ma soeur qui
avait posé pour l'eau) ! Nous nous y sommes
pris dès le matin et avons pu enchaîner
assez efficacement les prises de vue car les aspects pratiques
de la séance avaient été pensés et tous les accessoires
étaient là. Pour le portrait : un trépied, un tissu noir à
tendre avec des pinces à linge pour faire office de fond
et une petite chaise pliante pour le modèle.

Willène (à gauche) et Régis, mon modèle (à droite)
dans mon studio photo improvisé en plein air !

Régis, le feu, qui manifestement n'a pas chaud !
:D
Concernant le feu, nous avions pris nos précautions avec,
notamment, un extincteur à nos côtés. Bien sûr, il n'est pas recommandé de tenter
l'expérience laquelle est malgré
tout dangereuse. Informez-vous sur le
site Internet Prévention
Incendie.
Willène, à la base, peu confiante face au feu, a finalement
parfaitement maîtrisé la situation. Elle s'est même occupée
personnellement du brasier. Ce dernier était alimenté au moyen
de journaux gratuits récupérés par dizaines dans le métro...
Les résultats obtenus ont été assez dingues !
Le modèle est parfois méconnaissable et les traits paraissent
dessinés ou peints.
Ci-dessous, l'image sur laquelle on reconnait le mieux le
modèle :

Une autre image sur laquelle on ne le reconnaît plus du
tout !

Je tiens à signaler qu'il n'y a ici aucun traitement d'image si ce
n'est le dépoussiérage !
Le sténopé nous étonnera toujours !
Sur les 8 images obtenues, seules les 4 premières sont
bonnes.
En perdant de la lumière au fur et à mesure de la journée, le
modèle est devenu invisible à l'image car le feu
l'embrase complètement.

Pas assez éclairé, le modèle disparaît en faveur du
brasier qui occupe toute l'image.
Cette allégorie du feu est à mon
sens la plus forte de la série.
C'est d'ailleurs cette image qui a été choisie pour
figurer dans le catalogue de l'exposition 4-4-4 !



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