Voici enfin les résultats de ma première séance de sténopé en
compagnie de mon Holga Panoramique qui a rejoint depuis peu
ma collection d'appareils.
Rien de bien extraordinaire à vous présenter... mais au bout de 15
jours et des poussières sans article, je me suis dit qu'il fallait
bien balancer quelque chose sur ce blog ! Et on ne peut pas dire
que je balance beaucoup de nouvelles images depuis cette année,
alors je vous les soumets malgré tout.
Pour cette séance, je me suis rendu dans le Parc de Bercy que j'ai
déjà eu l'occasion de fouler dès mes toutes premières séances de sténopé.
Vous noterez mes erreurs de débutant lors de la prise de vue : on
peut voir les images se superposer (non, ce n'est pas un effet
voulu ^^).
La Fontaine du Parc de Bercy :

Ici, j'ai voulu jouer avec des effets de mouvement de l'eau et des
visiteurs. Raté ! ;)
Le Carousel du Parc de Bercy :

Un grand classique en sténopé !
Je suis content d'avoir MA photo de carousel en mouvement façon
toupie ! ^^

Jacques Prud'homme maîtrise bien mieux le sujet que moi, allez donc
voir ses manèges en mouvement pris au sténopé !
Une petite dernière pour la route, à la française cette
fois :
Une vue de la Passerelle Simone de Beauvoir...

... avec un bout de la Fontaine de Bercy en bas de l'image...
^^
Mes séances photo
Premier test avec mon Holga sténopé panoramique (Mes séances photo) posté le mardi 17 août 2010 02:56
Ma contribution au PinholeDay 2010 (Mes séances photo) posté le dimanche 30 mai 2010 22:44
La 10ème édition de la Journée Mondiale de la
Photographie au Sténopé a eu lieu le 25
avril dernier : une journée dédiée à la célébration
internationale du sténopé durant laquelle débutants et
confirmés sont invités à produire des sténopés et à enrichir d'une
image la galerie du site web de l'événement, PinholeDay.org.
Pour rien au monde, je ne souhaitais rater l'événement. C'est
pourtant bien peu inspiré que j'ai passé cette journée ! Cela
faisait des mois (depuis ma série sur les quatre éléments) que je n'avais pas fait de
photos et les quelques idées que je garde dans les tiroirs ne
pouvaient se réaliser en une journée !
Willène et moi, avons été accompagnés de Virginie, une auteure, qui
souhaitait s'initier aux joies de la photographie par le trou
d'épingle pour réaliser la première de couverture de ses
futurs ouvrages. Nous l'avons emmenée aux Jardins Albert Kahn comportant notamment
un jardin japonais, un jardin a la française, un jardin anglais
ainsi qu'une forêt vosgienne, le tout à échelle réduite.
La beauté de ces magnifiques jardins n'a pas su m'inspirer, c'est
dire !
Je me suis donc résigné à réaliser 5 clichés à l'Agfa
Clack : 3 autoportraits flous pris à l'arrache, dans le parc de
Bercy, puis, sur le chemin du retour en fin d'après-midi
(non sans un certain désespoir), un chantier et une
cabine téléphonique à proximité de la station de métro
Bibliothèque François Mitterrand.
C'est cette cabine téléphonique que j'ai finalement choisie pour
la galerie 2010 du site PinholeDay.org.

Si cette image reste anecdotique et présente peu d'intérêt en
soi, elle me rappelle qu'il y a un an, le 26 avril (jour
du PinholeDay 2009 que j'ai passé au cimetière du
Père-Lachaise), l'animatrice radio Macha Beranger
est décédée.
Pour ceux qui ne la connaissaient pas, elle a animé pendant près de
30 ans, l'emission nocturne Allô Macha
dans laquelle elle dialoguait avec les auditeurs. J'aimais bien
cette emission et le décès brutal de cette femme pleine d'énergie
m'avait marqué.
Je ne suis donc pas mécontent de ce petit clin d'oeil-hommage en
sténopé. 
> Voir la galerie du PinholeDay
2010
Making-off | Les quatre éléments : le feu (Mes séances photo) posté le lundi 17 mai 2010 01:42

Les quatre éléments : le
feu (2009)
Nous en arrivons au quatrième et dernier épisode de ce
making-off portant sur ma série de sténopés Les quatre éléments.
En novembre, j'en avais alors terminé avec l'eau, l'air et la terre.
J'allais devoir m'attaquer au plus difficile des
quatre éléments : le feu.
Il me restait deux mois pour produire ma dernière image dans des
conditions de plus en plus complexes, avec une lumière
(si précieuse en sténopé) qui fait cruellement défaut à
l'approche de l'hiver.
Pourquoi le feu était-il un élément si complexe à travailler
?
Simplement, parce que je souhaitais à tout prix que l'élément soit
présent à l'image et non seulement son allégorie.
Sur mes 3 premières images, l'eau, l'air et la terre étaient bien
là. Je devais faire de même pour le feu... La différence, c'est que
le feu est un peu plus délicat à manipuler...
Lors de la deuxième séance photo de la terre, j'ai profité du coucher du soleil
pour tester une première idée : un visage découpé dans
la lumière du soleil. Idée que j'avais à l'origine
prévue pour Ilyes, lors de la séance de l'air.
Les résultats n'ont rien donné, d'autant plus que l'Agfa
Clack, étant un appareil photo, offre un rendu moins brut
qu'une boîte détournée de son usage. Impossible de jouer avec un
éventuel reflet de la lumière sur les parois du boîtier comme ce
peut être le cas avec une boîte métallique non peinte.

Il fallait donc tenter autre chose.
Si le soleil ne pouvait pas faire un "bon feu", des bougies
pouvaient certainement faire l'affaire.
J'ai sollicité de nouveau Willène pour ce deuxième test.
Nous avons passé un temps fou à trouver des bougies longues et
des bougeoirs adéquats ! J'ai fait poser Willène en intérieur,
d'abord à la faible lueur naturelle du crépuscule puis à
la lumière artificielle.
Les temps de pose ont été cruellement longs : jusqu'à 20 minutes
! Une nouvelle torture pour Willène qui pensait
pourtant tirée d'affaire après deux enterrements !
J'ai tenté de composer mon image en plaçant des bougies plus ou
moins près de l'appareil. Le décalage évident entre l'image issue
du viseur et celle impressionnée sur la pellicule ont
donné des résultats très différents de ce que j'avais prévu.
Et puis, Willène étant un être humain vivant, elle a bougé
! Ce à quoi l'on peut s'attendre en 10 ou 20 minutes de pose
! Les images sont donc floues !

En poussant les niveaux sous Photoshop, on peut
trouver un visage derrière des bougies incandescentes mais pas
une belle photo...

Un portrait flou de Willène avec 10 minutes de
pose... et des bougies très mal placées !
Alors que je n'avais pas encore développé ces images, je commençais
à desespérer car je m'attendais à des résultats peu
satisfaisants.
En guise de feu, j'avais essayé le soleil sans succès et les
bougies... je ne le sentais pas trop... Que me restait-il à tester
?
Le feu tel qu'on le connaît : celui qui danse dans la
cheminée !
Le premier test fut encourageant :

Le feu en sténopé !
A l'issue de cette séance, après plusieurs jours de
réflexion, j'ai finalement décidé de retenter cette
expérience avec mon modèle cette fois !
En sténopé, la superposition de deux images sur une même
vue donne parfois des résultats étonnants. Superposer une
image de feu à un portrait me tentait bien ! Avec un peu de chance,
j'allais être agréablement surpris !
Cette séance, bien que très spéciale, s'est très bien
déroulée, avec une équipe de choc à mes côtés pour
m'aider (Willène, mon modèle, et ma soeur qui
avait posé pour l'eau) ! Nous nous y sommes
pris dès le matin et avons pu enchaîner
assez efficacement les prises de vue car les aspects pratiques
de la séance avaient été pensés et tous les accessoires
étaient là. Pour le portrait : un trépied, un tissu noir à
tendre avec des pinces à linge pour faire office de fond
et une petite chaise pliante pour le modèle.

Willène (à gauche) et Régis, mon modèle (à droite)
dans mon studio photo improvisé en plein air !

Régis, le feu, qui manifestement n'a pas chaud !
:D
Concernant le feu, nous avions pris nos précautions avec,
notamment, un extincteur à nos côtés. Bien sûr, il n'est pas recommandé de tenter
l'expérience laquelle est malgré
tout dangereuse. Informez-vous sur le
site Internet Prévention
Incendie.
Willène, à la base, peu confiante face au feu, a finalement
parfaitement maîtrisé la situation. Elle s'est même occupée
personnellement du brasier. Ce dernier était alimenté au moyen
de journaux gratuits récupérés par dizaines dans le métro...
Les résultats obtenus ont été assez dingues !
Le modèle est parfois méconnaissable et les traits paraissent
dessinés ou peints.
Ci-dessous, l'image sur laquelle on reconnait le mieux le
modèle :

Une autre image sur laquelle on ne le reconnaît plus du
tout !

Je tiens à signaler qu'il n'y a ici aucun traitement d'image si ce
n'est le dépoussiérage !
Le sténopé nous étonnera toujours !
Sur les 8 images obtenues, seules les 4 premières sont
bonnes.
En perdant de la lumière au fur et à mesure de la journée, le
modèle est devenu invisible à l'image car le feu
l'embrase complètement.

Pas assez éclairé, le modèle disparaît en faveur du
brasier qui occupe toute l'image.
Cette allégorie du feu est à mon
sens la plus forte de la série.
C'est d'ailleurs cette image qui a été choisie pour
figurer dans le catalogue de l'exposition 4-4-4 !
Making-off | Les quatre éléments : la terre (Mes séances photo) posté le mardi 13 avril 2010 23:29

Les quatre éléments : la
terre (2009)
La terre qualifiée de nourricière est l'élément qui donne la
vie, permet l'agriculture et assure
donc la subsistance des Hommes. Une
telle fécondité fait de la terre notre mère à
tous.
Ce lien évident entre terre et nature m'avait soufflé une
première idée : une femme tendant des mains jointes aux
paumes recouvertes d'une poignée de terre de laquelle une
plante fragile se dégageait.
Bien qu'efficace et séduisante, je n'ai pas retenu cette idée trop
éloignée de l'univers un peu plus sombre dans lequel je souhaitais
embarquer ma série.
J'ai donc très vite délaissé les considérations écologiques pour me
pencher sur une toute autre facette de cette terre nourricière :
la mort.
Comme le mettait très bien en relief le texte de l'appel à
participation, les quatre éléments présentent un caractère
double dans la mesure où ils portent à la fois la vie et la mort.
C'est le cas de la terre, laquelle nous évoque également la
mise en terre des défunts et la décomposition des corps.
Dans cet état d'esprit, l'idée première fut de prendre un cliché
présentant un nez, une bouche et éventuellement des pommettes,
péniblement dégagés d'un visage enterré.
Autant dire qu'une telle idée n'était pas évidente à mettre
en oeuvre, à plus forte raison en extérieur ! Car si un
sténopiste est parfois inquiété par les forces de l'ordre à cause
de ses boîtes métalliques suspectes, il peut l'être d'autant plus
s'il est attrapé en pleine inhumation !
François m'avait bien conseillé de réaliser cette idée dans mon
appartement à l'aide d'un carton à remplir de terre mais les
mauvais souvenirs d'une séance en intérieur avec le manque de
lumière que cela implique ne m'ont pas donné envie de tenter la
chose !
J'ai donc décidé de mettre un peu d'eau dans mon vin en imaginant
une femme allongée en pleine nature sur un lit de feuilles
d'automne, recouverte en partie de terre.

La terre vue du ciel par Alexis Taburet ! (Ca change
d'Arthus Bertrand ! ^^)
Il ne s'agissait pas d'en faire un cadavre mais de laisser planer
le doute quant à l'état de santé de l'incarnation ! Pour le coup,
en regardant l'image retenue, le doute n'est pas vraiment permis
^^
Willène qui est toujours partante avait bien sûr accepté son rôle
!
Nous avons travaillé une première fois à la fin du mois d'août 2009
au Bois de Vincennes. Je m'étais mal organisé : nous sommes arrivés
en toute fin d'après-midi, éclairés par une lumière rasante de fin
de journée. Je n'avais pas prévu de terre, pourtant accessoire
central de la séance. J'ai donc timidement disposé de la vraie
terre du bois... qui n'est quand même pas de la première fraîcheur
!
Cela a donné une première allégorie "à la joue sale"
(ci-dessous, à gauche) ainsi qu'un contre-jour de débutant
(ci-dessous, à droite) ^^

Essais pour Les quatre éléments : la
terre (2009)
La séance fut longue surtout pour Willène qui a posé
plusieurs minutes pour chaque image. Malgré cela, elle a accepté de
poser de nouveau (la présence de l'élément terre n'était pas
évidente à mon sens dans ces premières images).
Deux mois plus tard, après les séances qui ont permis d'obtenir les
sténopés de l'eau et l'air, la ligne photographique de la
série était mieux définie. J'allais pouvoir travailler de
nouveau sur la terre.
Nous sommes revenus au Bois de Vincennes, toujours trop tard. La
lumière rasante de fin de journée à l'approche de l'hiver n'étaient
pas rassurantes car dans ces conditions la définition des
temps de pose est complexe et l'obtention de bons clichés peu
certaine.
Willène forte d'une première expérience en tant que Terre, est
venue équipée d'un grand sac poubelle lui évitant de s'allonger à
même le sol... lequel était plus froid et humide en octobre !

Séance de maquillage à base de terre et de
feuilles ! (Photo : Alexis
Taburet).
De mon côté, j'avais prévu un sac de terreau pour plantes
vertes : j'allais pouvoir mettre la dose sans m'inquiéter des
traitements subis par cette terre !
Pour ne pas faire de blessée, je m'assurais que Willène ait les
yeux bien fermés au moment de verser généreusement le terreau.. en
oubliant totalement l'existence sur ce visage d'une bouche et
de narines ! Un premier choc pour mon modèle !
Décidemment, je les torturais tous pour cette série
!
Après s'être remise, Willène a parfaitement posé. Nous avons dû
enchaîner les vues les unes après les autres. Je savais à peu
près ce que je voulais en termes de pose et de composition mais je
tâchais d'en prendre un maximum avec des temps de pose différents
tout en luttant contre le soleil couchant. Certaines images ont
demandé un temps de pose compris entre 4 et 5 minutes. Autant dire
qu'il faut être sacrément douée pour tenir une telle pose, allongée
sur un sol douteux, les yeux ouverts, à la vue des promeneurs
!

La prise de vue pour Les quatre
éléments : la terre (Photo : Alexis
Taburet).
Une famille était passée par là :
"Vous faites quoi ? Vous faîtes un film
!? Moi, je veux bien faire l'arbre !"
Mais quand est-ce que certains feront la différence entre un
appareil photo et une caméra vidéo !? ^^
Bon, j'avoue, ce n'est pas évident, surtout avec un appareil
sténopé bricolé !
Pour l'anecdote, après cette séance, une des
oreilles de Willène a pleuré de la terre pendant 10 jours ! Cette
séance de torture n'a pas sonné le glas de notre amitié mais elle
permet désormais de justifier toutes les poses que Willène
veut que je prenne quand je suis son modèle !
Comme quoi, tout se paie ! :D
Making-off | Les quatre éléments : l'air (Mes séances photo) posté le mardi 30 mars 2010 00:55

Les quatre éléments : l'air
(2009)
L'air est un élément peu évident à représenter. Il est volatil et
invisible à moins d'être teinté. Il se manifeste donc à travers les
corps et objets qu'il met en mouvement même si souvent, il est
associé au ciel, aux nuages... Alors sur certaines représentations
en couleurs, nous confondons souvent l'air et l'eau, deux éléments
faits de bleu.
Dans mon cas, j'avais décidé de produire des images en noir et
blanc... Pour l'allégorie de l'air, j'avais tout
d'abord imaginé faire poser un homme assez sec, voir
décharné, plutôt âgé de préférence, une cigarette au bec ou à la
main. Il était fort probable que ce type de physique m'évoque
une certaine asphyxie...
Cette première idée n'était pas née du hasard : une
photographie de Claire
Martin que Willène m'avait fait
découvrir m'avait pas mal inspiré !

Photo : Claire Martin
Ne connaissant pas de modèle adéquat dans mon entourage,
j'allais devoir en trouver un ! Autant dire que la
consultation de sites de type book.fr était peine
perdue : les hommes et les femmes sont à leur plus bel
avantage. Pas une ride, pas une tâche, pas un bouton, pas un cheveu
qui dépasse. La peau lisse, le grain régulier, le teint hâlé, la
chair ferme, le muscle tendu. Des corps et des visages de
porcelaine, l'œil vif, le sourire "bright", taillés pour
la publicité mais si ennuyeux à mon sens pour un projet
artistique !
Mon modèle fut trouvé par un heureux hasard : via ArtBlog
!
Ilyes, auteur du blog B2 dédié à ses
créations (toiles, motifs de tatouage, meubles peints, fresques
murales...) a découvert ce présent blog ainsi que celui de Willène
grâce à l'organisation communautaire de Blogorama
avec son système d'amis, de visiteurs identifiés etc. Il a souhaité
découvrir le sténopé en participant à une de nos séances photo. Je
lui ai donc demandé au passage s'il pouvait poser à cette occasion
: il n'y voyait aucune objection !
Etant donné que je voulais respecter le genre des éléments pour ma
série (féminin pour la terre et l'eau ; masculin pour
l'air et le feu), mon nouveau modèle pouvait poser pour
ces deux derniers éléments. Je ne savais plus vraiment ce que je
voulais ou pouvais faire pour l'air et encore moins pour le
feu d'ailleurs... Sans savoir pourquoi et sans l'avoir
rencontré au préalable (je n'avais vu qu'une toute petite
photo d'Ilyès sur son blog), je voyais bien Ilyes incarner le
feu (même si au début, j'avais plutôt pensé à mon
beau-frère).
La séance fut fixée un samedi
d'octobre. La semaine précédant cette date
fut magnifiquement ensoleillée. La météo m'inspirait des idées pour
le feu : peut-être pouvions-nous jouer avec le contraste d'un
visage en contre-jour découpé dans les rayons d'un soleil cuisant
?
Le jour J, le ciel fut envahi de nuages lourds et épais. Il était
permis de douter de la présence d'un soleil à travers cette
couche de coton qui ne laissait entrevoir aucun ciel bleu. Les
menaces de pluie pesaient dangereusement au-dessus de nos
têtes.

Photo : Willène
Pilate
Le rendez-vous fut malgré tout maintenu.
Nous avions prévu de nous rencontrer sur le Pont
des Arts (comment on se la pète ! ^^). Ilyès est arrivé
très à l'aise : ouvert, agréable et gentil ; un visage de mannequin
parfait pour la publicité (quelle ironie !) mais aussi pour l'art !
:D
Nous n'avions pas beaucoup de temps devant nous, une formation
sténopé à assurer auprès d'Ilyès et une séance photo à tenir ! ^^
Je devais donc me décider assez vite. Il ne faisait pas chaud,
le ciel était chargé de nuages et... plusieurs hélicopters
envahissaient bruyamment les environs ! Cette ambiance
évoquait bien plus l'air que le feu !
Ilyès allait donc incarner l'air !

Willène a profité de la séance pour
produire ses propres images revues et corrigées par Alexis
Taburet. Des photos numériques qui rendent mes sténopés
assez minables en comparaison ! ^^
Après quelques essais de face, devant un mur de pierre,
j'ai fini par produire des portraits avec pour
arrière-plan le ciel chargé en jouant sur la transparence et les
flous. Cela me semblait simple
mais suffisamment évocateur et esthétique. Pour ces
images, nous avons dû quitter le Pont des Arts,
lequel, malgré un nom porte-bonheur, est bien trop sensible aux
vibrations pour produire des images suffisamment nettes avec un
trépied. Nous avons donc troqué le bois contre la pierre :
le Pont du Carrousel en face du
Pont des Arts.

L'indécision (2009)

Essais pour Les quatre éléments : l'air
(2009)
L'intérêt avec les ponts, c'est qu'ils vous offrent une vue
suffisamment dégagée pour faire du ciel un bel
arrière-plan sur vos images.
Ilyès a très bien posé et s'est montré incroyable de
patience pendant cette séance. De mon côté, je crois
que je ne me suis jamais montré aussi peu sûr de moi, ce
qui doit être particulièrement désagréable pour un
modèle qui s'implique ! On ne devrait jamais exprimer un
tel manque de confiance en soi devant son modèle
!


Ilyès posant pour Les quatre éléments :
l'air (Photos : Willène
Pilate)
J'espère ne pas avoir trop torturé Ilyès ! Très concentré sur
mon Agfa Clack, je ne remarquais même pas
que le froid le gagnait peu à peu... Déclarant
avoir apprécié la séance, il s'est porté volontaire pour
de nouvelles photos... mais uniquement quand il fera beau
! ^^
Je le comprends !
:D
J'espère également qu'il a apprécié prendre quelques images durant
cet après-midi et que la séance photo n'a pas trop grignotté le
temps prévu à son initiation au sténopé !

Ilyès s'essayant au sténopé papier avec une boîte à
sucres (à gauche) et à la pellicule avec l'Agfa Clack (à
droite). Photos : Willène
Pilate.
Ces images dorment encore dans leur boîte respective. Elles
contiennent peut-être des trésors photographiques, qui sait !









