Accueil Date de création : 10/09/08 Dernière mise à jour : 29/01/12 23:29 / 154 articles publiés

Mes séances photo

Sténopés espagnols : Aéroport de Malaga  (Mes séances photo) posté le mardi 29 septembre 2009 23:50

Après une semaine passée dans le sud de l'Espagne, je me rendis tôt le matin à l'aéroport de Malaga prendre un vol à destination de Barcelone pour y passer quelques jours avant de revenir en France.

Mon séjour en Andalousie ne m'avait pas véritablement convaincu de ma maîtrise du castillan. Si j'avais plutôt bien réussi les exercices de mon manuel Espagnol Débutant, 1 leçon par jour pendant 3 mois, j'avais vite déchanté à l'écoute des sons emis par la population locale. J'avais réussi plus ou moins bien à me faire comprendre mais comprendre l'autre était un tout autre problème !

Prêt à enregistrer mon bagage, je fus accueilli par des sons chantants et des roulements de "R". Je n'y prêtai pas attention. Sans un mot, je fis ce qu'il convenait de faire devant un comptoir d'enregistrement : présenter mon passeport, la preuve d'achat pour obtenir une carte d'embarquement et déposer mon bagage.

J'avais fait tout ce qu'il fallait. Pourtant, l'hôtesse crut bon de devoir me parler à nouveau...
Dans un magma de borborygmes, je reconnus les mots "Charles de Gaulle". Je fis la grimace pour exprimer mon incompréhension (même pas l'effort de prononcer un basique "No comprendo").

Elle répéta : toujours rien.

Exaspérée, elle demanda "Inglès ?". Je ne compris pas davantage la mélasse anglo-espagnole qu'elle laissa échapper de sa bouche...

Il y avait donc visiblement quelque chose que je devais savoir au sujet de mon bagage et de l'aéroport Charles de Gaulle...

Etrange.

Je baragouinai donc que je me rendais non pas à Paris mais à Barcelone. Visiblement cette information n'apportait rien de neuf au propos. Et étant donné que j'avais déjà pris l'avion 2 ou 3 fois, je me dis que ce devait être la même chose partout. Il fallait donc suivre les étapes habituelles et tout allait bien se passer...

Coincé entre une hôtesse fatiguée et une longue file d'attente, j'abandonnai.
Je me mis donc à sourire bêtement en hochant la tête : une façon peu crédible mais néanmoins efficace de signifier que j'avais fini par comprendre le pourquoi du comment. Rassurée (pour ne pas dire délestée d'un poids), elle m'imita et accueilla le voyageur suivant.

Après les contrôles de sécurité, je me rendis à la salle d'embarquement avec une heure devant moi. Je tenais à la main l'autocollant donné à la place du bagage.
Y figuraient des indications fort intéressantes : 

"TO Paris VIA Barcelona".

Si je n'avais pas compris les propos de l'hôtesse, ces écrits semblaient assez clairs : je voyais déjà mon bagage tourner sans fin à Paris pendant que je me retrouvais sans vêtement de rechange à Barcelone... 

Une fois passé les contrôles de sécurité, impossible de mettre la main sur quelqu'un ! L'étage réservé à l'embarquement était également désert. Je me rassurai alors sur le fait qu'à l'aéroport, le personnel connaissait son boulot, que j'allais récupérer mon bagage sans problème à Barcelone... ce qui ne m'empêcha pas d'aller voir la première hôtesse qui fit son apparition au bout d'une vingtaine de minutes.

Je lui expliquai alors mon problème dans un espagnol bien plus maîtrisé (quand on est dans une situation d'urgence... ^^).

Il y avait effectivement un problème : il se trouvait que mon avion faisait en fait escale à Barcelone pour finir sa course à Paris, ma destination 3 jours plus tard... d'où l'erreur.

Il est fort probable que pour l'hôtesse de l'enregistrement, vue mon incapacité d'adaptation en Espagne, il était temps que je "rentre à la maison" ! ^^

Une fois cette affaire réglée, de retour à l'embarquement, on annonça que le décollage était reporté de deux heures...

...de quoi oser quelques sténopés !

La salle d'embarquement :

Sténopé : Aéroport de Malaga

Un avion easyJet.com sur le tarmac :

Sténopé : Aéroport de Malaga - Avion easyJet.com

Si j'ai fait ces deux photos un peu à la sauvette (après avoir jeté quelques regards furtifs mais néanmoins peu discrets aux alentours), elles font partie de mes préférées de mon séjour en Espagne.

J'aime le contraste de ces images et l'incompréhensible tristesse qui semble s'en dégager.  

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Sténopés espagnols : Plage de Marbella  (Mes séances photo) posté le mercredi 23 septembre 2009 21:17

Quand je vous disais dans mon article précédent que mes sténopés espagnols étaient avant tout des "photos de vacances", c'est encore plus le cas des images prises sur la plage de Marbella, une commune voisine de Malaga.

Nous avons donc...

Un château de sable :

Sténopé : Marbella

Un éléphant qui fait office de douche !

Sténopé : Marbella

Si vous regardez bien cette deuxième image, vous noterez que le jet d'eau émanant de la trompe de l'éléphant est invisible et que les enfants qui s'amusent autour de l'animal sont plus ou moins flous et plus ou moins transparents.

[...]

Ces images sont tellement anecdotiques que je n'ai rien d'autre à ajouter !

Je vous donne donc rendez-vous pour mon prochain article consacré aux sténopés réalisés à l'aéroport de Malaga lesquels bien que pris à la va-vite sont de loin mes préférés !

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Sténopés espagnols : Feria de Malaga  (Mes séances photo) posté le mercredi 23 septembre 2009 21:01

Cet été, j'ai séjourné quelques jours en Espagne, à Malaga puis à Barcelone.
Mon Agfa Clack sténopé ressemblant davantage à un appareil photo qu'à un explosif (contrairement à mes boîtes en fer), j'ai pris le risque de l'emmener avec moi dans mes bagages...

Je n'ai pas eu de problème à l'aéroport lors des contrôles de sécurité. Je suis donc revenu avec 5 pellicules à développer (40 photos).

Si les photos réalisées restent assez anecdotiques (il s'agit ni plus ni moins de "photos de vacances"), j'ai eu la chance d'obtenir des images sur toutes les pellicules (ce qui est, rappelons-le, une première satisfaction en sténopé !).

Par contre, malgré l'utilisation d'un trépied, toutes mes images ou presque sont floues même si cela ne saute pas aux yeux ici tant les photos ont été redimensionnées pour entrer dans les colonnes du blog.

Ce qui m'a été confirmé aussi, c'est le fait que l'Agfa Clack sténopé transfigure beaucoup moins la réalité que mes bonnes vieilles boîtes. On est assez proche d'un résultat qu'on obtiendrait avec un argentique classique, rendant la chose un peu moins originale.

Fort heureusement, on peut quand même jouer sur des effets de transparence et de mouvements grâce à des temps de pose de plusieurs secondes comme c'est le cas des photos que je vous présente dans cet article.

Les deux images ci-dessous ont été prises lors de la Feria de Malaga :

Sténopé : Féria de Malaga

Sténopé : Feria de Malaga

Ici, l'avantage de l'Agfa Clack, c'est qu'on peut obtenir des flous et non des disparitions (comme je l'ai vécu en tentant de prendre en photo des pigeons l'hiver dernier !).

A la Feria, les conditions de prise de vue ont été assez horribles. Il y avait du monde partout, il fallait que je protège tant bien que mal des bousculades mon appareil dont les mécanismes sont apparents donc exposés au moindre choc... Je n'ai pas noté mes temps de pose que je n'ai pas toujours mesuré d'ailleurs... Pire encore, concentré sur la stabilité de mon appareil, je n'ai pas toujours regardé ce que je prenais en photo !

Bref, une séance difficile qui m'a pourtant permis d'obtenir ces images qui semblent habitées par des fantômes comme c'est souvent le cas en sténopé !

Bon, histoire de vous montrer que la Feria de Malaga, c'est un peu plus festif que ça à la base, voici une vidéo que j'ai trouvé sur YouTube. Elle n'est pas de très bonne qualité mais on reconnait les lieux à partir de la 25ème seconde.

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Premiers essais avec mon Agfa Clack sténopé  (Mes séances photo) posté le mardi 25 août 2009 01:46

Cela fait maintenant un bon bout de temps que je n'ai pas posté de clichés réalisés par mes soins sur ce blog ! 

J'ai donc décidé de remédier à cela en postant dans cet article mes toutes premières photos prises à avec mon dernier né, l'Agfa Clack sténopé dont je vous avais raconté la quête desespérée puis l'opération !

Pour ces premiers essais, j'ai utilisé une pellicule Ilford Panf 50, à très faible sensibilité donc. Les images prises à l'Agfa Clack sont de format 6x9 cm. Et surtout, on peut réaliser 8 vues par pellicule : le rêve !

N'oublions pas que jusqu'ici, j'ai utilisé exclusivement le papier comme support sensible. Avec ce support, chacun de mes appareils sténopé n'était utilisable qu'une seule fois d'où la nécessité pour moi d'emmener toute la famille dans un grand sac de sport pour une séance digne de ce nom !

Les avantages du sténopé à l'Agfa Clack et plus généralement à la pellicule sont donc non négligeables par rapport au papier. Voici ceux qui me viennent en premier :

- Vous pouvez prendre 8 photos avec une pellicule et donc avec un même appareil
- Vous pouvez mettre puis retirer la pellicule dans l'appareil à la lumière  (faites gaffe quand même !)
-> Vous pouvez donc optimiser votre "productivité" photographique ! (il paraît que des appareils dits "numériques" permettraient de prendre des milliers de photos encore plus facilement et sur une même carte mémoire, mais n'y prêtons pas attention ! :P)

Malgré les avantages de la pellicule, le papier n'est pas à écarter pour autant : étant moins sensible qu'une pellicule, le temps de pose nécessaire pour le papier est plus long. C'est donc avec un long temps de pose que vous pouvez jouer avec certains effets de transparence ou de mouvement que vous ne pourrez pas toujours obtenir avec une pellicule.

Pour mes tests, je n'ai donc pas souhaité réaliser ce genre d'effet (ni tenté de produire des images "artistiques"), l'objectif étant de s'assurer que le sténopé (le trou) était réussi et que mon appareil allait m'offrir ne serait-ce que des images.

Avec les 8 vues de ma première pellicule, j'ai effectué deux types de clichés :
- 4 photos d'extérieur
- 4 photos d'intérieur (dans une pièce relativement bien éclairée par la lumière du jour)


Agfa Clack sténopé - photos d'extérieur
Pour ces essais d'extérieur, l'incontournable Willène Pilate a été mon modèle (étonnant, non ?). ^^

Comme dit plus haut, la pellicule est plus sensible que le papier.
Si on a été habitué à calculer les temps de pose par tranche de 30 secondes ou en minutes avec le papier, cette fois-ci, on compte en secondes !

C'est volontairement que je n'ai pas retouché ces résultats (pas de retouche de contrastes, ni de nettoyage des poussières). Cela nous permet de nous rendre compte que les temps de pose ont été trop courts.

Comme vous pouvez le remarquer aussi, paradoxalement, la pose de 5 secondes est plus sombre que celle de 4 secondes alors que l'on devrait observer le contraire. Je pense que cela s'explique par l'intensité lumineuse plus importante sur la pose de 4 secondes. En effet, le soleil jouait à cache-cache derrières les nuages pendant la séance...

Voici la photo la plus réussie de cette pellicule après retouches (la pose de 4 secondes) :

Agfa Clack sténopé - Portrait

Ce qui me frappe dans ce cliché, c'est la finesse des détails (au niveau des tâches de rousseur bien visibles par exemple) et la quasi absence de déformation de l'image. On croirait voir une photo prise avec un appareil argentique standard et non un appareil sténopé !

Agfa Clack sténopé - photos d'intérieur

Les photos d'intérieur quant à elles sont encore plus sombres : les temps de pose étaient décidément trop courts !

J'ai pris comme sujet une tête d'Apollon. Si rien n'apparaît avec une pose de 30 secondes, on distingue le mieux l'objet sur la pose de 3 minutes.

Concernant la deuxième vue de cette série, elle est le résultat d'un petit oubli : je n'avais pas fait tourner la pellicule après une première prise de vue. J'ai donc pris deux photos sur une même vue, d'où une superposition de deux images qui rend la photo assez floue (phénomène difficile à voir ici, je vous l'accorde).

Enfin, notons que la pellicule étant plus sensible, elle est susceptible de faciliter la prise de vue dans des lieux moins éclairés (intérieurs avec fenêtre, transports en commun...) avec un temps de pose plus court que pour le papier (à tester tout de même !).


Bilan global du test : plutôt positif pour ces premiers essais car j'ai obtenu des images dont un portrait assez sympathique à mon goût ! Il est désormais temps pour moi de développer les pellicules que j'ai faites pendant mon séjour en Espagne et de publier tout ça !

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Essais autour de l'incinérateur à déchets d'Ivry-sur-Seine  (Mes séances photo) posté le samedi 30 mai 2009 23:06

J'en parlais dans un de mes premiers articles en septembre dernier, lors de mes premières séances de sténopé, l'incinérateur à déchets d'Ivry-sur-Seine, non loin de chez moi m'attirait.

Ce n'est finalement qu'au début de ce mois que je me suis lancé, juste après ma tentative (râtée) de "photo de main qui peine à ramasser de l'argent sur le sol". ;)

Pour se rendre à l'incinérateur depuis mon appartement, il faut traverser un pont du haut duquel on peut observer des lignes de train à perte de vue (notamment le RER C entre la station Ivry-sur-Seine et Bibliothèque François Mitterand) :

Sténopé : "Danger de mort"

Pour ce cliché, j'avoue m'être étonné de voir autant de détails car le ciel était couvert : les conditions lumineuses étaient donc peu favorables.


Et ci-dessous, le fameux incinérateur flanqué de deux cheminées qui polluent dépotent à plein régime ! Comme vous le remarquerez, on ne voit qu'une des deux cheminées sur la photo. A ce propos, j'aime bien le fait que la fumée destructure un peu le contour de l'image.

Sténopé - Incinérateur à déchets d'Ivry-sur-Seine

Je ne remercierai jamais assez cet incinérateur à déchets grâce auquel je paie un loyer à un prix inférieur au marché ! Mais les économies réalisées vont-elles à terme partir dans des dépenses de santé ?

Je m'égare ! :P

Pour en revenir à ces essais, je suis content d'avoir obtenu des images...
Ca fait toujours plaisir car, ne l'oublions pas, avec le sténopé, rien n'est jamais garanti, donc il faut savoir apprécier les choses simples. ;)

Mais je dois tout de même admettre que depuis l'année dernière, ma vision est différente. Si j'avais fait ces clichés en septembre dernier, je les aurais probablement posté avec fierté sur ce blog, car ému d'avoir donné naissance à ces images à partir de simples boîtes en fer...

Aujourd'hui, je montre volontiers ces clichés mais bon... ces images n'ont pas beaucoup d'intérêt à mes yeux car elles restent anecdotiques : elles n'ont pas de sens, n'expriment rien de particulier. Elles ne sont même pas intéressantes d'un point de vue graphique. Ce sont des essais quoi !

Depuis que je travaille sur un projet d'exposition autour d'un thème donné (La fuite du temps) dont les images racontent quelque chose, évoquent un sentiment, nécessitent une certaine mise en scène (de modèles, d'objets...) et un souci de la composition, les images comme celles que je présente dans cet article ne provoquent plus chez moi une réelle satisfaction... Blog de stenope : Blog Sténopé, Essais autour de l'incinérateur à déchets d'Ivry-sur-Seine

Je deviens de plus en plus exigeant en fait !

Aïe, aïe, aïe...
Je sens que ça va être simple pour la suite ça !

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