Accueil Date de création : 10/09/08 Dernière mise à jour : 29/01/12 23:29 / 154 articles publiés

Le sténopé : mode d'emploi

Comment vendre légalement ses photos ?  (Le sténopé : mode d'emploi) posté le dimanche 05 juin 2011 20:37

La photographie est votre passion sans être votre activité principale ? Vous commencez à exposer et vous envisagez de vendre vos images ? Vous pensez que ces ventes resteraient occasionnelles (dans un premier temps du moins) et vous souhaitez faire les choses dans les règles de l'art, sans enfreindre la loi tout en restant gagnant ?

Si c'est le cas, bienvenue au club ! Je me suis penché sur le sujet et je peux vous assurer que vouloir respecter la loi dans ce domaine relève du parcours du combattant ! Parcours que je n'ai pas encore terminé pour ma part !

Passage en revues des solutions envisagées...


1. S'inscrire à la maison des artistes
Ah... la maison des artistes... Quand on pratique une activité artistique, on a généralement déjà entendu parler de la maison des artistes. Sans m'y intéresser plus que ça, ce nom m'évoquait un cocon douillet dans lequel les artistes étaient unis autour d'une passion commune... En me penchant davantage sur la question, je me suis rendu compte que cette maison n'était pas faite pour moi ! ^^

Le site web Ma micro entreprise nous apprend que le coût des cotisations est basée sur un montant annuel minimum de 7 038 euros, et cela, même si votre chiffre d'affaires est inférieur à ce montant. Le montant des cotisations étant égal à 15,4% du chiffre d'affaires annuel majoré de 15%, vous devrez débourser un minimum de 1 246 euros de cotisation (basée sur le montant minimum de 7 038 euros).

La maison des artistes n'est pas une arnaque pour autant. Elle offre une couverture sociale plus intéressante aux artistes que celle des artisans qui doivent cotiser davantage. Ce système n'est toutefois pas à conseiller aux artistes dont les ventes restent occasionnelles.


2. Fonder une association
Plusieurs personnes m'avaient parlé de cette piste.

Elle ne me plaisait pas trop car à mon sens, une association (comme son nom l'indique) implique plusieurs personnes alors que mon activité photo reste individuelle.

Un petit tour sur Wikipedia m'a confirmé ce que je pensais :

Association loi 1901 - Wikipedia

Bon, j'avoue que je ne me suis pas beaucoup cassé la tête sur cette recherche : il existe peut-être d'autres formes juridiques d'association qui permettent de contourner cette règle et offrent aux artistes un cadre de vente favorable même si j'en doute un peu. Malgré tout, si c'est le cas, n'hésitez pas à participer à la discussion en postant un commentaire sur cet article !


3. Devenir auto-entrepreneur
Des démarches administratives facilitées, un statut souple pour le particulier qui souhaite se lancer dans une activité complémentaire à son activité principale et un impôt basé sur le chiffres d'affaires réalisé (autrement dit, pas de vente = pas d'impôt)... Le statut d'auto-entrepreneur semblait la voie idéale !

C'est donc plein d'entrain que j'ai imprimé le guide de l'autoentrepreneur. Je me suis installé confortablement et je me suis plongé dedans plein d'espoir ! Un espoir qui est retombé comme un soufflé au bout de quelques minutes...

Photographe et autoentrepreneur

De son côté, à la question "Le statut d'auto-entrepreneur est-il accessible aux photographes ?" Joëlle Verbrugge, avocate et photographe animant le blog "Droit et Photographie", répond "Oui et non" ! Je vous invite à lire son article sur le sujet intititulé "Photographe et autoentrepreneur ?".


4. Réaliser une vente par année civile sans être immatriculé
Selon le portail des chambres de commerce et d'industrie, un particulier peut réaliser une vente par année civile sans être immatriculé au registre du commerce et des sociétés (RCS).

Notons toutefois qu'il est question ici de "commerce" et qu'il est nécessaire de bien distinguer "commerce" et "activité artistique" en droit... Et quoi qu'il en soit, une seule vente par an, c'est peut-être un peu juste !


5. Garder un statut d'amateur et déclarer les ventes aux impôts 
Joëlle Verbrugge, du blog "Droit et Photographie" nous propose un article intéressant intitulé "Comment vendre une photo quand on est pas professionnel ?".

Elle nous explique que si la vente de photos reste occasionnelle, vous pouvez garder un statut d'amateur et ainsi vendre en tant que particulier. Pour être cohérent, vous devrez alors éviter d'aller trop loin dans l'organisation de cette seconde activité. Ainsi, proposer un paiement via Paypal sur votre site web pourrait être considéré comme une pratique de professionnel dépassant votre statut d'amateur.

Vous devrez déclarer le montant de vos ventes dans un formulaire distinct à rattacher à votre déclaration de revenus : la déclaration 2042-C.

Contraitement au portail des chambres de commerce et d'industrie, Joëlle Verbrugge affirme qu'en tant que particulier, vous ne pouvez pas établir de facture. En revanche, vous pouvez fournir une attestation officialisant la vente pour la comptabilité de votre acquéreur. Il est conseillé d'en garder un exemplaire pour votre propre comptabilité. Vous pourrez notamment adresser avec votre formulaire de déclaration 2042-C une copie de vos attestations accompagnées éventuellement d'une copie du chèque ou virement qui confirme le paiement reçu pour prouver votre bonne foi.

Notez qu'il existe des subtilités en fonction du statut de votre acquéreur (diffuseur, organe de presse, particulier). Aussi, en tant que particulier, vous avez le droit uniquement de vendre des tirages originaux ou céder des droits et cela, selon certaines conditions. Encore faut-il bien comprendre ce qu'est un tirage original sur le plan réglementaire et maîtriser toutes ces petites subtilités pour respecter le droit...
 

Bref, vous l'aurez compris. On ne résoud pas une telle question en un article de blog ! Personnellement, je vais probablement acquérir le livre "Vendre ses photos" de Joëlle Verbrugge qui, je l'espère, répondra à ces questions !

Livre "Vendre ses photos" de Joëlle Verbrugge 

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10 conseils pour trouver l’inspiration en photographie  (Le sténopé : mode d'emploi) posté le mercredi 04 mai 2011 00:01

Etant moi-même confronté au manque d'inspiration dans mon activité sténopique, je me suis posé quelques minutes sur la manière de résoudre ce problème.

Je vous livre ici le fruit de ma réflexion !



01. Montrez votre travail !
Vos photographies sont faites pour être présentées ! Soumettez votre travail à vos proches ou à un public plus large via votre blog, votre site ou votre compte Flickr. Si vous n'avez pas de support en ligne pour présenter votre travail, il est peut-être temps de le créer ! Aujourd'hui, c'est simple et gratuit avec des plates-formes comme Artblog, Blogger ou Wordpress (si vous souhaitez créer un blog) ou encore Flickr (si vous souhaitez présenter vos images plus simplement encore).

FlickrAvec Flickr, exposer ses photos devient un jeu d'enfant !


Vous recueillerez des avis et des conseils. Votre travail prendra tout son sens et vous serez peut-être étonné par certaines réactions. Par exemple, vous aurez la surprise de constater que cette photographie qui vous indiffère et que vous avez failli ne pas présenter remporte tous les suffrages. Vous prendrez ainsi du recul sur votre travail. De plus, au fil des échanges, vous aurez peut-être envie de remettre la main à la pâte !


02. Visitez des expos, découvrez le travail d'autres artistes
Il n'est pas impossible que votre manque d'inspiration soit lié à un changement de perception de l'acte de création. Vous vous dites peut-être "A quoi bon produire toutes ces images ?". Vous vous sentez peut-être seul au monde dans votre démarche ou du moins, peu soutenu. Ou plus simplement, ce n'est pas la grande forme en ce moment.


Centre George Pompidou (Laurent Diaz)
Le Centre George Pompidou a récemment renouvelé les oeuvres de son exposition permanente. Une belle occasion pour y (re)mettre les pieds, non ?


Il est peut-être temps d'aller faire un tour dans un musée, une galerie ou un centre culturel. Ne négligez pas les expos plus modestes qui sont libres d'accès et cachent parfois de vrais trésors d'inspiration. Vous pouvez aussi découvrir des artistes sur Internet, en librairie ou en bibliothèque. Dans tous les cas, ne vous cantonnez pas à la photographie. Les autres techniques comme le dessin, la peinture ou encore la sculpture pourront vous inspirer.

Ensuite, usez de votre sens critique. Qu'avez-vous aimé ou moins aimé ? Quelles œuvres vous ont-elles parlé ? Pourquoi selon vous ? Les réponses à ces questions vous permettront peut-être d'obtenir quelques pistes de réflexion pour vos futurs projets.


03. Faites le point sur vos créations passées
C'est le moment de sortir de votre carton (ou de votre ordinateur) vos clichés amassés !

Quels travaux aimez-vous encore ? Quels sont ceux que vous aimez moins ?
Considérez-vous qu'ils vous ressemblent toujours ? Aujourd'hui, seriez-vous en mesure de produire de nouveau ces images ?

Le but de cet exercice n'est pas de dresser un bilan de votre production mais plutôt d'identifier des pistes pour vos nouveaux projets en partant des travaux dont vous êtes encore fier aujourd'hui. Si vous n'aimez vraiment plus rien de votre travail, c'est déjà ça de pris : vous savez ce que vous ne souhaitez plus faire !


04. Faites une auto-analyse !
Ne pensez plus à la photographie ni à l'art et interrogez-vous sur votre personne !

Quels sont vos qualités et vos défauts ? Vos désirs et vos angoisses ? Vos souhaits et vos regrets ? Quels sont vos petits plaisirs de la vie ? Qu'est-ce qui vous contrarie ? Qu'est-ce qui vous bouleverse ? Qu'est-ce qui vous rend heureux ou malheureux ?

Il ne s'agit pas de vous lancer dans une thérapie mais plutôt de fouiller votre personnalité pour dégager des thématiques ou des axes de travail en art. Prenez un papier et notez vos réponses sous la forme d'une liste de mots clés. Un univers cohérent et très personnel pourrait se dégager de ces notes : le vôtre !

A vous de savoir l'exploiter pour vos prochaines images !


05. Ne vous mettez pas la pression du chef d'œuvre

Dessins d'après modèle vivant (Laurent Diaz)

J'ai vécu "la pression du chef d'œuvre" lorsque je prenais des cours de dessin d'après modèle vivant : vous posez sur le chevalet le bloc à dessin tout neuf fraîchement sorti de son film plastique. Un papier d'un blanc pur vous fait face. Ce papier vous paraît si précieux que vous voulez l'honorer d'un croquis merveilleux de justesse, de force et d'esthétisme. Alors forcément, lorsque le dessin est raté, la déception est grande. Vous apprenez donc à mépriser votre bloc à dessin : vous dessinez grossièrement, vous ratez, vous arrachez la feuille, vous recommencez, vous ratez de nouveau, vous continuez, et au fur et à mesure vous relâchez la pression et vous finissez par obtenir de bien meilleurs résultats !

En photographie, nous pouvons décliner cette démarche de la façon suivante : il s'agit de prendre son matériel et s'amuser avec. Ne vous donnez pas 6 mois pour finir vos images. Prenez une heure voire une après-midi, pas plus. Il s'agit ici de dédramatiser l'acte de création. Imposez-vous un lieu, un modèle, un thème ou toute autre contrainte qui vous permettra de travailler selon une ligne directrice rassurante et jetez vous à l'eau sans vous soucier des résultats. Faites-vous plaisir avant tout !


06. Equipez-vous de votre matériel au quotidien
Dans la même logique, vous pouvez faire le choix de transporter avec vous en permanence votre matériel. Vous banaliserez ainsi l'acte de création en l'intégrant dans votre quotidien et la pression du chef d'œuvre vous quittera définitivement ! Mieux encore, vous pourrez ainsi exploiter la moindre source d'inspiration se trouvant sur votre passage, dans la rue, en métro, sur votre lieu de travail, dans un escalier, un ascenseur, à travers une fenêtre ! Vous verrez alors que si l'appétit vient en mangeant, l'inspiration peut venir en créant !

Bien sûr, cela s'applique un peu mieux aux as du numérique mais rien n'empêche un sténopiste d'avoir sur lui son appareil sténopé, quitte à réserver ses négatifs (papier ou pellicule) pour les développer plus tard.


07. Changez de technique
Votre manque d'inspiration est-il lié intimement à votre technique ?
Pensez à d'autres techniques artistiques susceptibles de vous donner du plaisir et tentez l'expérience ! De plus, rien ne vous empêchera de revenir à votre technique de prédilection plus tard, avec plus d'enthousiasme ! Dans tous les cas, concentrez-vous sur ce que vous avez potentiellement envie de créer.

A mon sens, la technique doit servir un désir de création et non pas s'imposer comme une contrainte, à plus forte raison, quand cette contrainte vous empêche de travailler !


Vernissage - Collodion humide
Photo : Vincent Tuloup
Pour retrouver un peu d'inspiration, j'aimerais bien laisser de côté le sténopé quelques temps pour m'essayer au collodion humide... si j'avais plus de place, plus d'argent, de meilleures connaissances en photographie ancienne, pas peur de la mort et Quinn Jacobson veillant sur moi 24h/24 ! ^^



08. Entourez-vous d'artistes inspirés !
L'inspiration peut être contagieuse !
Si vous en manquez, écoutez un artiste vous parler de son travail !
Vous vous sentirez moins seul et vous aurez peut-être envie de vous lancer de nouveau.

Si vous n'avez pas d'artiste à portée de main, vous n'aurez aucun mal à en trouver en quelques clics : participez à un forum de discussion ou lisez les articles d'artistes passionnés et inspirés ! Vous devriez en trouver sur Artblog ! ;)


09. Répondez à des appels a participation, participez a des concours...
Si le manque d'inspiration vous cloue toujours sur votre position, pourquoi ne pas profiter de ce moment d'accalmie dans votre démarche de création pour exposer vos œuvres ?

Faites une recherche sur Internet. Vous trouverez sans doute un appel à participation ou un concours permettant d'exposer facilement vos réalisations. Ce sera plus simple que se lancer à la recherche d'un lieu d'exposition et particulièrement adapté si vous produisez peu dans la mesure où ces expositions sont généralement collectives.


10. Tournez-vous les pouces !
Quand rien ne marche, mieux vaut faire cesser l'acharnement thérapeutique !
Peut-être n'avez-vous tout simplement pas envie de créer ?

Alors, à moins que cette inspiration soit vitale (si vous avez la chance de vivre de votre activité artistique), offrez-vous ce luxe : ne faites rien ! Et cela, sans culpabilité aucune ! Après tout, vous êtes humain. Vous avez le droit de ne pas être au top de temps en temps.

Détendez-vous, partez en voyage, offrez-vous un bon massage, dévorez des pâtisseries, regardez la télé, allez au cinéma, jouez aux jeux-vidéos, faites la fête... Bref, mettez de côté vos projets artistiques et évadez-vous ! Cette pause vous fera du bien mais pas seulement...


La petite place St Marc à Venise (Laurent Diaz)
Un voyage à Venise, ça vous tente ?

Ne rien faire va vous permettre de faire le vide, de prendre de la distance avec vos projets artistiques pour mieux vous y remettre plus tard, avec un œil neuf et une énergie nouvelle... ou pas ! ^^


Et vous ? Avez-vous déjà tenté une de ces solutions ?
En avez-vous d'autres à proposer ? N'hésitez pas à témoigner ! ^^

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Comment trouver un modèle photo et bien organiser sa séance ?  (Le sténopé : mode d'emploi) posté le vendredi 09 juillet 2010 00:50

Que ce soit en peinture, en dessin ou en photographie (numérique, sténopé), le portrait reste mon sujet de prédilection. Mais qui dit portrait dit modèle… de quoi se poser un certain nombre de questions. Comment trouver un modèle ? Comment le rémunérer ? Faut-il prévoir un contrat ? Comment organiser la séance ?

Dans cet article, j’essaie de répondre à ces questions sur la base de ma petite expérience. Votre contribution en commentaires (points de vue, compléments d’informations etc.) est la bienvenue !


Comment trouver un modèle ?

Dans votre entourage

A nos débuts, nous ne cherchons généralement pas très loin et avec raison ! Avoir recours à son entourage, c’est faire appel à des personnes que vous connaissez et qui vous connaissent. Une relation de confiance est donc plus facilement installée et vos modèles font généralement preuve de plus de patience ! Il y a également moins de chance qu'ils vous fassent faux bond.

Si vous connaissez d’autres artistes en quête de modèles, n’hésitez pas à proposer un échange de bons procédés consistant à poser à tour de rôle.

Plus fiable encore que vos proches pour poser : vous-même ! ^^ Nombreux sont ceux qui se lancent dans l’autoportrait, pas nécessairement par orgueil mais pour des raisons pratiques ! Seulement, jouer à la fois à l’artiste et au modèle relève quasiment de la schizophrénie ! C’est loin d’être un exercice facile.


Autoportrait de Norman Rockwell
Autoportrait de Norman Rockwell


Par Internet
Si vous éditez un site web ou un blog dédié à votre pratique artistique, n’hésitez pas à l’exploiter dans le cadre de votre recherche de modèles. Il s’agit de créer une section dédiée dans laquelle vous invitez les modèles à vous contacter. C’est encore mieux si vous indiquez des critères physiques (si vous en avez), une description du projet (si vous avez un projet précis), les conditions de la prise de vue ainsi que le mode de rémunération (ou du moins le "retour" que vous lui proposer). Cela vous permettra de mieux cibler votre recherche, de souligner le sérieux de votre démarche, d'économiser du temps et d’éviter d’en faire perdre à vos candidats !


Formulaire de contact pour modèles de Spencer Tunick
L'artiste Spencer Tunick connu pour ses paysages urbains peuplés d'hommes et de femmes posant nus recrute ses modèles via un formulaire dédié sur son site Internet.


Si vous n’avez pas de site web personnel, vous pouvez rechercher votre modèle sur des plates-formes de book en ligne comme book.fr. Vous pourrez vous faire une idée des modèles et de leur recherche et prendre contact avec eux.

Vous pouvez également recruter en consultant les petites annonces ou en en déposant une. Il existe de nombreux sites de PA gratuites sur le net comme Vivastreet mais sachez faire le tri entre les candidats sérieux et les moins sérieux sur ce type de plate-forme…

Dans les lieux publics, en mode « casting sauvage »
Si vous êtes un mordu du portrait, je parie que vous êtes déjà tombé en arrêt devant un modèle potentiel très intéressant pour un projet, dans la rue, dans le métro ou tout autre lieu public. Vous vous êtes dit « J’aurais du aborder cette personne et lui demander de poser pour moi ! ». La timidité ou la peur de passer pour un gros pervers a cependant freiné votre enthousiasme ! Et c’est bien dommage ! Pour rassurer votre interlocuteur et l’assurer du sérieux de votre requête (si toutefois, vous osez passer le cap), munissez-vous d’une carte de visite et/ou un mini book afin de donner un aperçu de votre travail. Personnellement, je n’ai pas encore testé cette technique mais je compte bien me lancer ! Je vous raconterai ! ^^

Livre photo : la Défense
Livre-photo de mes sténopés 2008-2009 imprimé via le service  livre-photo.com.


Comment rémunérer un modèle ?

Même si vous ne faites pas d’argent avec votre production, la question de la rémunération du modèle au sens large s’impose. Le modèle travaille pour vous, il est donc logique de lui accorder un retour, quel qu’il soit.

Cela peut prendre la forme d’une rémunération pécuniaire, seulement il faut pouvoir se le permettre. A titre d'exemple, un modèle de nu dans un atelier collectif est payé environ 40 euros pour une séance de 2 à 3 heures.

Il existe ensuite des astuces pour réduire les coûts comme le mode de rémunération « pose contre tirage » lequel consiste, comme son nom l’indique, à offrir des tirages issus de la séance photo. Dans ce cas de figure, je vous conseille quand même de fixer à l'avance le nombre minimum garanti de tirages à céder et leurs dimensions afin que le modèle ne soit pas déçu. Ce mode de rémunération peut également fonctionner en dessin ou en peinture : lorsque je faisais du portrait au fusain d’après modèle, je prévoyais d’en faire 3 et d’offrir au modèle le dessin de son choix…

Je déconseille en revanche le mode de rémunération « pose contre fichiers haute résolution sur CD/DVD » en photo.  En effet, vous offrez ici une totale liberté dans l’exploitation de vos fichiers et perdez la maîtrise de vos créations.  Les fichiers haute résolution doivent être entre vos seules mains pour garder la maîtrise des tirages qui en sont issus. Si vous souhaitez vendre vos images, il est généralement conseillé de faire tirer des séries limitées afin de créer un phénomène de rareté. Et vous ne pourrez pas garantir un nombre maximum de tirages, si vous laisser vos fichiers haute résolution dans la nature...

Enfin, vous pouvez rémunérer votre modèle en lui offrant une petite formation artistique. Cet échange de bons procédés est généralement demandé par le modèle lequel souhaite améliorer ses compétences en dessin, peinture et plus souvent en photographie et demande une inititiation pratique en échange d’une séance de pose. Personnellement, j’ai pratiqué plusieurs fois cette approche en proposant une initiation au sténopé.

Dans tous les cas, il faut garder en tête que, comme dans toute relation de travail, le modèle doit obtenir un retour pour être suffisamment motivé. Il est donc important de ne pas négliger cet aspect en fixant un échange satisfaisant pour les deux parties.


Comment organiser sa séance ?

Faire de votre séance de pose une réussite nécessite une certaine organisation, à plus forte raison, si votre modèle ne fait pas partie de votre entourage. Cette personne vous offre de son temps et de sa personne. Il est donc important d’assurer au maximum !

Tout d’abord, il est préférable d’avoir une idée bien précise de votre séance. Concevez les images que vous souhaitez produire, choisissez à l’avance le ou les lieux de la prise de vue, prévoyez les éventuels accessoires nécessaires, imaginez les poses que vous souhaitez faire prendre à votre modèle et si possible, faites des tests avant le jour J.

Cela vous permettra de faire bonne impression au moment de la première prise de contact avec votre modèle mais également le jour J. Car il n’y a rien de plus désagréable pour un modèle que de voir son artiste peiner douloureusement dans sa tâche. D’ailleurs, si vous doutez de vous lors de la séance, tentez de garder votre calme et de vous montrer confiant et rassurant. Plus généralement, bien organiser sa séance vous permettra de gagner en efficacité et de vous rapprocher des résultats souhaités.


Séance de sténopé (Les quatre éléments : l'air)
Ilyès posant pour Les quatre éléments : l'air (Photos : Willène Pilate)


Selon les projets, il peut être utile de prévoir un entretien préalable avec le modèle au sujet de la séance. Cela peut vous permettre de dissiper vos propres inquiétudes ou celles du modèle. Cela peut également renforcer le sérieux de votre démarche. N’oublions pas que les relations entre un artiste et son modèle peuvent être particulières et donner lieu à une forme de fantasme. Alors, si vous avez pour seul objectif de travailler avec votre modèle, mieux vaut le préciser le plus tôt possible car les propositions libidineuses peuvent venir de part et d’autre ! ;)

Enfin, il est plus prudent de poser un regard réaliste sur son projet et d’estimer le temps nécessaire à la séance de pose. Si vous avez besoin d’étaler votre projet sur plusieurs jours avec un même modèle, prenez garde ! Plus le projet sera impliquant pour le modèle, plus ce dernier sera susceptible de ne pas assurer à 100% et de vous poser un lapin, d’autant plus si le mode de rémunération n’est pas suffisamment motivant. Je conseille donc, si possible, de mobiliser votre modèle une seule journée. Si plusieurs jours sont nécessaires, assurez-vous bien de la disponibilité du modèle et tentez de rapprocher autant que possible les différentes séances pour que le soufflé ne retombe pas trop vite !


Faut-il prévoir un contrat entre le modèle et le photographe ?

Une relation de travail entre un artiste et son modèle peut faire l’objet d’un contrat. Ce contrat fixe la relation de travail, le mode de rémunération ainsi que les conditions d’utilisation des photographies. Un tel contrat vous permettra notamment d’être serein quant à l’utilisation de l’image de votre modèle même si comme nous l’indique Joëlle Verbrugge du blog Droit & Photographie à travers un cas pratique, en matière de droit à l’image, la jurisprudence se place davantage du côté des artistes. La signature systématique d’un contrat n’est donc peut-être pas nécessaire. Tout dépend de l’envergure de votre projet… mais nous ne sommes jamais trop prudents…

Pour faire les choses bien, ce type de contrat doit être rédigé avec l’aide d’un juriste… encore faut-il pouvoir le rémunérer celui-là aussi ! ^^ Vous trouverez donc un exemple de contrat déniché sur le net qui peut vous servir de base.


Et vous, comment travaillez-vous avec des modèles ? Qu’avez-vous appris ? Quels seraient vos conseils ? Racontez-nous votre expérience !

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Quel emballage pour l'envoi de vos photos par la poste ?  (Le sténopé : mode d'emploi) posté le vendredi 12 février 2010 23:35

Vous exposez et vous devez emballer vos photos pour les expédier ?
Comment s'y prendre pour s'assurer que vos créations ne vont pas arriver (et/ou revenir) dans un sale état ?

C'est la question que je me suis posé tout récemment.
Je vous propose dans cet article une réponse possible !

Pour récapituler, après en avoir terminé avec les photos, la recherche d'un bon labo de tirage et la question de l'encadrement, nous voici avec un nouveau problème à résoudre, celui de l'emballage !

Personnellement, je ne suis pas expert en matière de récup'. Je n'avais donc pas de carton à disposition et puis, le carton, ça ne me rassurait pas vraiment en termes de solidité...

C'est donc Marie-Noëlle Leroy, commissaire de l'exposition 4-4-4 à laquelle j'ai le plaisir de participer qui m'a donné la solution : fabriquer une boîte en contreplaqué.

Pour illustrer son propos, elle m'a même adressé quelques images que je vous présente ici avec son autorisation :

Emballage de Marie-Noëlle Leroy


Marie-Noëlle Leroy a expédié de cette façon des images collées sur carton plume, support connu pour sa légèreté et... sa fragilité aussi. Elles ont fait le voyage jusqu'en Pologne sans problème et sont revenues intactes.

J'ai donc décidé de construire une telle boîte !

Mais avant, je me suis attaqué à l'emballage des photos.
Pour rappel, mes photos sont encadrées et dotées de passe-partout mais dépourvues de verre.

Pour éviter que les crochets au dos des cadres ne viennent abîmer les images, il convient de les positionner face à face. Celles-ci ne craignent rien dan la mesure où l'épaisseur du passe-partout et du cadre les sépare.

Disposition de cadres photo à emballer


D'autre part, pour éviter que la bordure des cadres en bois peint ne soit abîmée par frottement, j'ai également disposé un "cadre" en papier bulle, en sandwich entre deux photos. Cela protège la bordure du cadre sans rayer la photo. Ici, il faut bien veiller à la propreté du papier bulle pour qu'il ne salisse pas le passe-partout.

Un cadre en papier bulle pour éviter les frottements


N'hésitez pas à emballer vos photos avec des couches et des couches de papier bulle pour une protection optimale. Pour emballer 4 photos, j'ai dû utilisé 75% d'un rouleau de papier bulle de 1mx10m...

Emballage de cadres sous papier bulle

Je me suis procuré le papier bulle dans une boutique de l'enseigne Une Pièce en Plus qui commercialise le nécessaire pour déménager... et accessoirement, emballer des cadres pour une expo photo !

L'emballage des cadres étant terminé, il est temps de passer aux choses sérieuses : la construction de la boîte !


Matériel
- 6 planches de contreplaqué (selon vos dimensions)
> A la découpe du bois et du verre d'un magasin de bricolage comme Leroy Merlin
- Mètre
- Pinceau
- Colle néoprène (à ne pas confondre avec la colle "De type néoprène")
- Marteau
- Clous tête d'homme
- Gaffer
- Marker
- Gros scocth (de type "scotch marron")
- Papier kraft



I. Calcul des dimensions des planches

Avant toute chose, vous devez calculer les dimensions des planches qui constitueront votre future boîte. Pour ce faire, lorsque vos cadres sont bien emballés, utilisez un mètre et mesurez la longueur, la largeur et la hauteur de votre paquet.

N'hésitez pas à arrondir, à ajouter quelques centimètres pour éviter les mauvaises surprises. Au pire, vous utiliserez des chips en polystyrène pour bien caler le tout. Vous pouvez aussi vous en procurer chez Une Pièce en Plus.

Dans mon cas, pour 4 cadres de format 40x40cm bien emballés, j'ai dû construire une boîte de 55cm de côtés et de 15cm de profondeur.


Dimensions de mes planches (à titre d'exemple) :

Avec une épaisseur de 1cm :
- 1 planche de 55x55cm pour la base
- 2 planches de 55x15cm pour 2 des 4 côtés
- 2 planches de 53x15cm pour les 2 côtés restants
(on enlève 2cm de longueur pour imbriquer les 2 autres planches dont l'épaisseur est de 1cm)

Avec une épaisseur de 0,5cm :
- 1 planche de 55x55cm pour le couvercle
Cette planche est plus fine car elle sera fixée à l'aide d'une charnière en gaffer.



II. Au guichet de la coupe du bois...
Lorsque vous vous rendez au service de la coupe du bois, n'hésitez pas à aborder les sujets suivants avec le vendeur qui vous recevra :

- La qualité du contreplaqué : le vendeur sera en mesure de vous proposer un contreplaqué moins coûteux vu l'usage "pratique" que vous lui réservez. Personnellement, je m'en suis tiré avec une note de 30 euros pour les planches mentionnées plus haut.

- Le poids du contenant : il orientera le choix du contreplaqué adéquat. Dans mon cas, la boîte ne peut supporter un poids supérieur à 10kg.

- La possibilité de planter des clous : si vous souhaitez construire une boîte semblable à celle que je vous propose ici, mieux vaut poser la question car certains contreplaqués ne peuvent être que vissés.


Une fois les planches découpées, réfugiez-vous dans un rayon, plus loin, et vérifiez leurs dimensions... Cela vous évitera un retour au magasin si vous avez une réclamation à faire...


III. La fabrication de la boîte
L'assemblage s'opère dans un première temps à la colle néoprène : c'est un jeu d'enfant !

Il vous suffit d'appliquer la colle à l'aide d'un pinceau sur les deux éléments à coller puis d'attendre 10 minutes l'évaporation des solvants. Opérez dans une pièce bien aérée, voire munissez-vous d'un masque pour limiter l'intoxication.

Une fois les 10 minutes passées, touchez du bout des doigts les zones encollées : elles sont relativement sèches. Vous pouvez assembler ! Vous disposez de quelques secondes pour ajuster les planches à souder car la prise est rapide !

Répétez cette opération pour chaque planche que vous souhaitez fixer à la planche servant de base.

De préférence, 48h après le collage, munissez-vous d'un marteau et de 100 à 200 clous tête d'homme et plantez-les de façon à conforter l'assemblage des planches.

Caisse en contreplaqué : colle et clous

Vous obtiendrez une caisse solidement constituée.

Enfin, munissez-vous de gaffer et fixez la planche d'un demi centimètre d'épaisseur sur un seul côté afin de réaliser une charnière. Le gaffer est à placer à l'extérieur de la boîte (en position fermée) puis à l'intérieur (en position ouverte). L'application de bandes complémentaires fixées de façon perpendiculaire limitera le décollage de la charnière.

Pour signaler le sens d'ouverture de la boîte, il peut être judicieux de le faire figurer au marker (en anglais pour une expo internationale of course ! ^^) :

Caisse en contreplaqué

Ci-dessous, la boîte contenant les cadres emballés, bien callés à l'aide de chips en polystyrène :

Caisse en contreplaqué : caisse remplie

Enfin, la boîte fermée à l'aide de "gros scotch" :
Caisse en contreplaqué : charnière

Ceci fait, il ne vous reste plus qu'à envelopper la boîte de papier kraft (voir plus haut). Elle sera prête à l'expédition ! :D

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Exposition photo : les solutions d'encadrement  (Le sténopé : mode d'emploi) posté le samedi 06 février 2010 22:48

Je ne me suis jamais vraiment intéressé à la question de l'encadrement mais exposition oblige, j'ai dû me pencher sur le sujet lequel peut se révéler très complèxe !

Après quelques recherches et échanges avec des confrères sténopistes, j'ai décidé de faire le point dans cet article sur les principales solutions d'encadrement qui nous sont proposées.

I. Les cadres classiques

Les quatre éléments : le feu (encadré)
Les quatre éléments : le feu, dans son encadrement


Un encadrement bien classique peut très bien faire l'affaire !
Il s'agit d'encadrer sa photo... avec un cadre en bois ou en matière plastique.
L'image peut être mise en valeur avec une marge blanche issue du papier photo ou d'un passe-partout.

Pour ma part, c'est le choix que j'ai fait pour ma série "Les quatre éléments".
Pas forcément le plus judicieux dans la mesure où cela a tendance à casser un peu l'unité de la série mais face à des contraintes de délai et de budget, on doit parfois renoncer au rêve de la perfection !  

Pour des encadrements classiques mais efficaces, je vous recommande chaleureusement la boutique "Cadres" du Passage cloûté. Ouverte depuis moins d'un an en face de la boutique de fournitures artistiques du même nom (proposant chassis, chassis entoilés, matériel de peinture etc.), cette annexe propose des cadres en bois tout simples, esthétiques et plutôt abordables. Ils sont disponibles en bois brut, en noir, en blanc ou encore en chêne traité.

La force de ce magasin réside dans son large choix de dimensions. Le Passage cloûté propose également des passe-partout (différents coloris et formats disponibles)... et pour les peintres, des caisses américaines pour toiles (également disponibles en bois brut, en noir, en blanc et en chêne traité).

Passage cloûté Cadres
8 rue des Boulets
75 011 Paris

Horaires :
Du lundi au vendredi : 10h00 - 20h00
Samedi : 9h00 - 19h00

Tél : 01 43 73 10 43


> Tarifs des cadres, passe-partout et accessoires de fixation du Passage cloûté.


Avec ou sans verre ? Telle est la question...
Dans le cadre de l'exposition 4-4-4, les participants ont une contrainte de taille à respecter : pas de verre.

En dehors d'une telle contrainte, la question du verre peut se poser.

Généralement, deux facteurs poussent les photographes à bannir le verre :
- Sa fragilité
- L'apparition de reflets

Nombreux sont donc ceux qui exposent leurs photographies sans verre.
Chose qui peut faire peur car malgré ses défauts le verre protège les images des visiteurs qui regardent avec les mains.^^

Dans ce cas, la solution peut consister à remplacer le verre par du plexiglas.

On en trouve au BHV au rayon "Encadrement" notamment.
Pour ma part, j'ai voulu tenter la chose mais je me suis vite ravisé car les plexiglas sont en train mauvais état en magasin dans la mesure où ils se rayent très facilement et qu'ils sont manipulés par des clients peu précautionneux.

Mieux vaut s'offrir un plexiglas épargné par la foule en vous rendant dans la section d'un magasin de bricolage dédié à la coupe de matériaux (verre, plexiglas, bois...).

A priori, il est possible de rattraper un plexi maltraité en le nettoyant avec du polish (micro abrasif) pour automobile. A tester !

Inconvénient tout de même : le plexiglas risque, de par sa légère opacité, d'attenuer les contrastes de vos images. 

II. Le contrecollage

Contrecollage photo sur aluminium

Source : www.mabellephoto.com

C'est la grande mode et ce, même si ce n'est pas très éco-friendly, le contrecollage sur support rigide (sur bois, Dibond, aluminium...) offre un rendu assez classe et sans fioritures.

Il existe deux types de prestataires proposant ce service :
- les labos de tirages qui s'occupent également du tirage de vos images en plus du contrecollage
- les ateliers qui ne s'occupent que du contrecollage

Dans le premier cas, comme le dit assez crûment un de mes confrères sténopistes, si vous avez déjà vos tirages mais que vous souhaitez confier le contrecollage à un labo qui vous propose d'ordinaire une pretation complète, sachez que  "les labos, ils prennent l'argent et ferment leur gueule". ^^ En d'autres termes, tout est possible, il suffit de demander.

Les principaux acteurs du marché proposant ce service sont Ma Belle Photo, Tirages Exposition, Picto et Photobox.


III. Les caisses américaines

Caisse américaine pour photo
Source : www.photofloue.net

Particulièrement esthétiques, les caisses américaines mettent en valeur vos images grâce à un jeu de reliefs très chic.

Ma Belle Photo propose également ce type d'encadrement.

Photofloue.net en parle dans son article "Les caisses américaines enfin accessibles" daté de décembre 2009 : "Une caisse américaine, c’est la combinaison de deux éléments : un tirage photo contrecollé sur dibond, un support fin et rigide, parfaitement plat, et un encadrement en bois, décalé de la photo par un ou deux centimètres."

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